Quand la concorde sociale est plus utile que la lutte des classes : l’exemple des Jeux Olym­piques 2024.
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Quand la concorde sociale est plus utile que la lutte des classes : l’exemple des Jeux Olym­piques 2024.

Les syn­di­cats de sala­riés et le patro­nat sont, aujourd’hui, des comé­diens indé­mo­dables du spec­tacle social, au risque par­fois d’en oublier les néces­si­tés éco­no­miques et de négli­ger le bien com­mun de tous, et cette forme de théâtre, par­fois indé­cente, est aus­si sou­vent le lieu de la domi­na­tion des « plus puis­sants » qui, pour l’heure, ne sont ni les ouvriers ni les employés. Cela nour­rit un res­sen­ti­ment per­ma­nent qui peut dégé­né­rer en vive lutte des classes, celle-ci, exis­tante en tout sys­tème de capi­ta­lisme libé­ral, han­di­ca­pant le dyna­misme éco­no­mique fran­çais dans cette mon­dia­li­sa­tion qui n’est rien d’autre que la guerre com­mer­ciale de tous contre tous, une guerre sans fin. Les roya­listes fran­çais, sans mécon­naître l’existence de ce fait « clas­siste » et de ses ambi­guï­tés et consé­quences, ne s’en satis­font pas : ce qui importe, c’est de tra­vailler à la concorde des classes, non comme une fin mais comme un moyen et comme un devoir pour per­mettre à tous les acteurs sociaux de trou­ver leur place et pour assu­rer ain­si la jus­tice sociale, condi­tion de toute socié­té équi­li­brée.

En ce sens, il est heu­reux de consta­ter que, par­fois, ceux qui se com­battent d’ordinaire (sou­vent sans grand pro­fit pour les sala­riés eux-mêmes), peuvent dépas­ser leurs seuls inté­rêts caté­go­riels pour atteindre un objec­tif plus éle­vé qu’eux-mêmes. Ain­si, une courte note publiée dans Le Figa­ro de same­di der­nier mérite l’attention, car elle vient en illus­tra­tion de notre pen­sée et de notre sou­hait per­ma­nent de cette concorde sociale si chère aux yeux des monar­chistes et des cor­po­ra­tistes français.

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