Les citoyens majeurs et les ins­ti­tu­tions poli­tiques. Par­tie 2 : La pos­si­bi­li­té de la démo­cra­tie directe en Monar­chie fédérative.
|

Les citoyens majeurs et les ins­ti­tu­tions poli­tiques. Par­tie 2 : La pos­si­bi­li­té de la démo­cra­tie directe en Monar­chie fédérative.

Mon jeune inter­lo­cu­teur signale l’in­com­pa­ti­bi­li­té qui existe, selon lui, entre des ins­ti­tu­tions monar­chiques (et dans le cas de la France, royales, héré­di­taires par ordre de pri­mo­gé­ni­ture) et la démo­cra­tie : « (…) Le « délice » de pou­voir, en tant que citoyen, prendre les rênes d’une nation pour faire adve­nir un peuple d’êtres libres. Et pour moi, la démo­cra­tie a cette ver­tu qu’i­gnore la monar­chie. Ou plu­tôt, j’ai­me­rai pré­ci­ser ma pen­sée, plus que de « prendre les rênes d’une nation » qui revient à féti­chi­ser un peu trop le rôle du pré­sident de la Répu­blique, je crois au libre arbitre d’une nation toute entière à « dis­po­ser d’elle-même », à accom­plir, sans craindre la for­mule trop pom­peuse, son des­tin. » Sans doute, pour répondre, faut-il défi­nir exac­te­ment ce que les termes et notions, concepts, signi­fient et révèlent, car le débat poli­tique est sou­vent, aus­si, une mise au point sur le voca­bu­laire, ne serait-ce que pour évi­ter les incom­pré­hen­sions et les confusions.

Ain­si, quel sens don­ner, ici, au mot « démo­cra­tie » ? S’a­git-il d’un sys­tème poli­tique qui repose sur la seule loi de la majo­ri­té ? Ou d’un régime qui fait de la liber­té sa condi­tion pre­mière ou qui se confond avec l’exer­cice de celle-ci sous toutes (ou presque) ses formes ? En somme, « majo­ri­té » ou « liber­té », ou les deux à la fois, ce qui, en soi, peut paraître contradictoire.

La suite