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Pour la Monar­chie sociale. Par­tie 1 : Libé­ra­lisme et socia­lisme, ces frères ennemis…

La ques­tion sociale n’a pas été réso­lue en France sous l’effet de la socié­té de consom­ma­tion, loin de là, mais elle a sans doute pris de nou­velles formes depuis le XIXe siècle, sans effa­cer com­plè­te­ment les anciennes : si le pro­lé­ta­riat, au sens le plus misé­rable du terme, peut paraître avoir dis­pa­ru de notre pays, le pré­ca­riat n’a ces­sé de prendre de l’ampleur ces der­nières années, mal­gré les amor­tis­seurs sociaux créés tout au long du XXe siècle, au fil d’une his­toire chao­tique et par­fois bru­tale. Durant cette der­nière, le rap­port de forces entre classes domi­nantes et classes ouvrières ou pro­duc­tives, jusque là défa­vo­rable aux tra­vailleurs, avait été rééqui­li­bré par la seule puis­sance évo­ca­trice du com­mu­nisme sym­bo­li­sée par une Union Sovié­tique inquié­tante, mais aus­si par l’influence encore pré­gnante d’une Eglise catho­lique sou­cieuse d’améliorer la condi­tion ouvrière, plus dis­crè­te­ment que les socia­listes reven­di­qués. La socié­té de consom­ma­tion elle-même, sui­vant la logique d’Henry Ford, avait aus­si « enri­chi » les classes popu­laires pour entre­te­nir le sys­tème capi­ta­liste, trans­for­mant l’exploitation ouvrière la plus aveugle en une « alié­na­tion » à la mar­chan­dise, « sédui­sante » grâce à la publi­ci­té et au cré­dit, et grâce aux ten­ta­tions per­ma­nentes dif­fu­sées par les médias et par l’école (1)… En ce sens, comme le socio­logue roya­liste Pierre Debray le signa­lait dès les années 1960, Ford a été encore plus fort que Marx et Lénine, et la fin du Mur de Ber­lin n’a fait que confir­mer ce sen­ti­ment et cette vérité.