Deux jeunes femmes tuées par un ter­ro­riste à la gare de Marseille
Police investigators work outside the Saint-Charles train station after French soldiers shot and killed a man who stabbed two women to death at the main train station in Marseille, France, October 1, 2017. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Deux jeunes femmes tuées par un ter­ro­riste à la gare de Marseille

Plus de 200 poli­ciers sont mobi­li­sés selon la Sécu­ri­té publique, tan­dis que la Police judi­ciaire effec­tuait les pre­mières consta­ta­tions. JEAN-PAUL PELISSIER/REUTERS

Deux femmes assas­si­nées à l’arme blanche en pleine jour­née devant l’une des gares les plus fré­quen­tées de France et un assaillant abat­tu par une patrouille de « Sen­ti­nelle » lors d’une fusillade qui a semé un vent de panique dans la foule. Jusque-là épar­gnée comme par miracle, Mar­seille vient à son tour de bas­cu­ler dans la ter­reur. Vers 13h50, un incon­nu fait irrup­tion aux abords de la gare Saint-Charles, grimpe l’es­ca­lier monu­men­tal de 104 marches menant au par­vis. Là, sous les camé­ras de vidéo­sur­veillance, fai­sant fi des dizaines de voya­geurs et de badauds qui se massent à proxi­mi­té, il se rue sur deux femmes âgées de 21 et 20 ans. Armé d’au moins un cou­teau, il en poi­gnarde mor­tel­le­ment une à deux reprises au niveau des reins et du dos puis il frappe la seconde au cou avant de s’a­char­ner sur elle. « Les images vidéos, dépour­vues de son, sont en cours d’ex­ploi­ta­tion », a décla­ré sur place le ministre de l’In­té­rieur, Gérard Col­lomb, qui a four­ni cette intri­gante pré­ci­sion : « Après avoir frap­pé la pre­mière per­sonne, il s’est enfui puis est reve­nu sans expli­ca­tion sur ses pas pour atta­quer l’autre ». « Cet acte pour­rait être de nature ter­ro­riste mais à cette heure, nous ne pou­vons pas l’af­fir­mer », a ajou­té le ministre.

Aler­tés par les cris, des mili­taires qui patrouillaient non loin sont rapi­de­ment arri­vés sur place. À la vue du sol­dat qui a fait un tir de som­ma­tion, l’a­gres­seur a alors ten­té de se ruer dans sa direc­tion en lan­çant « Allah Akbar » selon plu­sieurs témoins enten­dus par la police. Il a été abat­tu par deux tirs de riposte, en état de légi­time défense et avec beau­coup de « sang-froid » selon Gérard Col­lomb, avant qu’il ne puisse à nou­veau semer la mort. Épou­van­té par la vio­lence de la scène et le cla­que­ment des balles, le public s’est mis à cou­rir en tous sens. « J’ai enten­du crier et une per­sonne s’est effon­drée », raconte Méla­nie, une étu­diante de 18 ans qui a décrit « un homme vêtu tout en noir. » « Tout le monde est sor­ti en hur­lant. Et c’est là que j’ai enten­du deux coups de feu », raconte au Figa­ro Lio­nel, un interne en méde­cine de 23 ans qui s’ap­prê­tait à rega­gner Lyon avec le TGV de 14 h 14. « En moins de cinq minutes, des dizaines de poli­ciers sont arri­vées de tous les côtés », pour­suit l’é­tu­diant. Dans la panique, de nom­breuses valises ont été aban­don­nées sur place, obli­geant le ser­vice de sécu­ri­té à toutes les vérifier.

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