Caro­line Galac­té­ros : « Pour­quoi la France ne doit pas s’as­so­cier aux frappes en Syrie »
A general view shows a road in the eastern city of Deir Ezzor on September 10, 2017, as government forces continue to press forward with Russian air cover in the offensive against Islamic State group jihadists across the province. / AFP PHOTO / George OURFALIAN

Caro­line Galac­té­ros : « Pour­quoi la France ne doit pas s’as­so­cier aux frappes en Syrie »

Alors que la France s’ap­prête vrai­sem­bla­ble­ment à frap­per la Syrie, en repré­sailles aux attaques chi­miques sup­po­sées, Caro­line Galac­té­ros plaide pour un sur­saut d’in­dé­pen­dance natio­nale. Selon elle, la France ne doit pas s’a­ven­tu­rer dans une nou­velle coalition.

La messe semble dite et une atmo­sphère de veillée d’armes plane sur Paris, tan­dis que le jeune prince d’A­ra­bie Saou­dite quitte la capi­tale et que notre pré­sident est en étroit dia­logue avec son homo­logue amé­ri­cain. La France pour­rait, en coor­di­na­tion avec Washing­ton, frap­per de manière immi­nente les forces du régime syrien en repré­sailles d’une nou­velle attaque chi­mique impu­tée de manière « très pro­bable » mais en amont de toute enquête, aux forces de l’a­bo­mi­nable tyran Assad sou­te­nu par les non moins affreux régimes russe et iranien.

Il fau­drait agir vite, se mon­trer ferme, intrai­table, juste ! Il s’a­gi­rait là d’un « devoir moral » ! On a bien enten­du et lu. Le dis­cours mora­li­sa­teur sur la sau­ve­garde des civils inno­cents, pour­tant inau­dible après sept ans de guerre et de désta­bi­li­sa­tion de la Syrie, est tou­jours le même. C’est là le comble du cynisme en rela­tions inter­na­tio­nales, que nous pra­ti­quons pour­tant sans états d’âme depuis des décen­nies. Pen­dant ce temps, la guerre silen­cieuse du Yémen conti­nue. Ces civils-là n’existent pas, ne comptent pas.

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