Mer­veilleux coro­na­vi­rus (suite et fin)

Mer­veilleux coro­na­vi­rus (suite et fin)

Par Antoine de Crémiers

La pieuvre tota­li­taire (retour sur le temps du confinement)

Et l’Église. C’est un désastre, Dieu s’est incli­né devant César. Nous savions depuis long­temps, en lisant la lit­té­ra­ture épis­co­pale, que la laï­ci­té était une valeur chré­tienne ! Les évêques ont été pris à leur propre piège, fai­sant allé­geance à ceux qui nous gou­vernent en leur confiant l’intégralité de la ges­tion de cette crise dans toutes ses dimen­sions : poli­tiques, sociales et… reli­gieuses en ce qui concerne l’exercice des cultes. Ils se sont donc enga­gés à suivre scru­pu­leu­se­ment les consignes sani­taires et à s’adapter. C’est ain­si qu’ils ont accep­té de fer­mer leurs églises au culte public, d’interdire les obsèques reli­gieuses dans ces mêmes églises, ils ont pri­vé leurs ouailles des sacre­ments, lais­sé mou­rir de nom­breuses per­sonnes âgées en EHPAD dans une détresse psy­cho­lo­gique et spi­ri­tuelle épou­van­table. Ils ont donc lais­sé l’État leur dic­ter ses volon­tés au mépris même de l’application de la loi de sépa­ra­tion, comme l’a d’ailleurs recon­nu le Conseil d’État qu’ils n’ont pas eu le cou­rage de sai­sir. Plus extra­or­di­naire encore, après cette déci­sion du conseil d’État, ils ont lais­sé M. Cas­ta­ner dic­ter les condi­tions dans les­quelles les messes pou­vaient être célé­brées. Et c’est ain­si qu’à l’entrée des églises dont la moi­tié des places ne peut être occu­pée (dis­tan­cia­tion sociale oblige) des volon­taires, (des Kapos ?) ne vous laissent entrer qu’après lavage de mains obli­ga­toire et port d’un masque que vous devrez conser­ver pen­dant toute la durée de la céré­mo­nie. Vous pou­vez donc aller au

res­tau­rant sans por­ter de masque mais pas dans votre église. Comme le dit un prêtre (frère Maxi­mi­lien Marie du Sacré-Cœur) « Je suis conster­né par l’humiliation infli­gée à la Sainte Eglise de Dieu au moyen même de ce décret pré­ten­du­ment libé­ra­teur sur lequel sur­en­ché­rissent encore NN.SS. les évêques par des pro­to­coles d’application des normes gou­ver­ne­men­tales qui sont de véri­tables chefs‑d’œuvre de gro­tesque ser­vi­li­té. Mais qu’une épi­dé­mie soit l’occasion d’une telle mani­pu­la­tion géné­rale pour abê­tir les peuples, pour les réduire en escla­vage en se ser­vant d’un cler­gé imbé­cile, cela je ne l’eusse jamais pu ima­gi­ner. Cette « per­mis­sion » de reprendre la célé­bra­tion publique du culte n’est pas une libé­ra­tion elle marque l’asservissement total de l’église. »

Désor­mais dans les rues, on ne croise plus un visage, plus un sou­rire ; tout le monde évo­lue mas­qué, mar­chant comme des rhi­no­cé­ros avec inter­dic­tion de nous ser­rer la main, de nous embras­ser, de nous rap­pro­cher, de nous regar­der. C’est sans doute là ce que l’on appelle le vivre-ensemble. Et l’acceptation ser­vile de la sup­pres­sion de ces liber­tés, celle de sor­tir de chez soi, de cir­cu­ler, de tra­vailler, d’entrer et de sor­tir à sa guise d’un maga­sin, de se res­tau­rer, de se dis­traire, de se pro­me­ner le nez en l’air, est accep­té sans mur­mure. Si demain on nous ordonne de mettre des muse­lières, ils le feront. Comme le rap­pelle un article récent paru dans « Poli­tique Maga­zine : « Comme dans Matrix, nous serons peu à peu réduits à n’être que des larves pro­duc­trices d’énergie, vivant confi­nés dans des poches amnio­tiques, ali­men­tés et pur­gés par des flexibles fixés sur le corps, avec des cer­veaux inner­vés par une télé­vi­sion totale qui simule le réel dis­pa­ru. » Bref, nous serons heu­reux comme les éponges de Platon.

Et dans le cas où vous pen­se­riez reprendre une vie nor­male, n’y comp­tez pas ! Les sirènes hurlent en per­ma­nence pour main­te­nir l’état d’alerte et nous convaincre que nous devons désor­mais apprendre à vivre avec le coronavirus.

Et pen­dant ce temps-là, la pieuvre tota­li­taire allonge ses tentacules :

- Les écoles sont mobi­li­sées et som­mées de déve­lop­per une péda­go­gie cen­trée sur cette mala­die en voie de dis­pa­ri­tion, le minis­tère ayant mis en place un impres­sion­nant volume de res­sources pour expli­quer le coro­na­vi­rus aux enfants ain­si que les prin­cipes de sécu­ri­té sani­taire. Et l’usine à gaz de l’école de l’ignorance va nous fabri­quer des enfants peu­reux, pusil­la­nimes et hypo­con­driaques, ce qui est déjà fait pour beau­coup d’adultes.

- La loi Avia a été votée pour lut­ter contre la haine dans les réseaux sociaux, qui favo­ri­se­ra bien une culture de la déla­tion, cha­cun étant invi­té à dénon­cer les pro­pos hai­neux tenus par les mau­vais citoyens grâce à un bou­ton dédié. Et comme le dit un com­men­ta­teur : « Ain­si s’éteint la liber­té sous une pluie d’applaudissements. La France va béné­fi­cier du très dou­teux hon­neur d’être le seul État de droit au monde dont une loi puni­ra un délit au nom d’un concept juri­dique non défini ».

- Cir­cu­laire Blan­quer : L’éducation natio­nale, par une fiche inti­tu­lée coro­na­vi­rus et risques de replis com­mu­nau­ta­ristes, télé­char­geable sur le site de l’éducation natio­nale et désor­mais inac­ces­sible, vient ins­tau­rer le fli­cage des élèves qui pour­raient tenir des pro­pos inac­cep­tables sur le Covid. Tout sys­tème tota­li­taire passe par le contrôle de l’appareil édu­ca­tif et la mise en œuvre d’une police de la pen­sée. Afin de pro­mou­voir une saine doc­trine répu­bli­caine, les per­son­nels ensei­gnants sont clai­re­ment invi­tés à :

Etre atten­tifs aux atteintes à la Répu­blique qui doivent être iden­ti­fiées et sanctionnées.

Mobi­li­ser la vigi­lance de tous, dont les ensei­gnants en cours, les CPE et assis­tants d’éducation dans les cou­loirs et la cour, pour repé­rer des pro­pos hors de la sphère répu­bli­caine !!! en rup­ture avec les valeurs de l’école et qui s’attaquent à la cohé­sion sociale.

Dans le cas où seraient repé­rés de tels pro­pos, il convien­dra d’alerter l’équipe de direc­tion afin qu’elle puisse effec­tuer un signa­le­ment dans l’application « Faits d’établissement » et infor­mer l’IA-DASEN (Ins­pec­tion aca­dé­mique) en lien avec la cel­lule dépar­te­men­tale des ser­vices de l’État dédiée à cette action et mise en place par le préfet.

Ce texte hal­lu­ci­nant pour­rait par­fai­te­ment figu­rer dans Ubu roi.

- Stop Covid et Traçages…Application sur smart­phone, vali­dée par toutes les auto­ri­tés après vote favo­rable de l’Assemblée Natio­nale et du Sénat, qui va per­mettre le tra­çage des per­sonnes posi­tives au covid 19 par sui­vi de leurs contacts. Cette iden­ti­fi­ca­tion s’inscrit dans les normes du dé-confi­ne­ment, et cet outil de sur­veillance, non obli­ga­toire pour le moment, ouvre à l’évidence la porte au sipho­nage des don­nées privées.

- Offen­sive LGBT : En Alle­magne, pour aider des jeunes à lut­ter contre des ten­dances « contre-nature », des thé­ra­pies de conver­sion avaient été mises en place, elles sont désor­mais inter­dites. La loi votée le 7 mai déclare illé­gal tout conseil de parents ou de psy­cho­logues don­né à des jeunes pour les détour­ner de l’homosexualité. Au nom de la pro­tec­tion de l’enfance, des ten­ta­tives des­ti­nées à modi­fier une orien­ta­tion de ce type seront pas­sibles de peines pou­vant aller jusqu’à 30.000 Euros d’amende et un an de pri­son. Les enfants sont ain­si sous­traits à l’éducation et à l’influence des parents, l’État pre­nant leur place en défi­nis­sant les normes édu­ca­tives. Il est vrai qu’en Alle­magnes, des parents d’élèves qui refu­saient d’envoyer leurs enfants aux cours d’éducation sexuelle ont fait de la pri­son ferme.

Il n’y a là rien d’étonnant, il fal­lait faire ces­ser ce scan­dale d’une édu­ca­tion contraire aux stan­dards de l’OMS pour l’éducation sexuelle qui impose, comme bien des orga­nismes inter­na­tio­naux, des normes répu­tées supé­rieures aux droits posi­tifs, les lois contraires étant répu­tées illé­gi­times. Dans le texte de l’OMS, la reli­gion catho­lique est clai­re­ment dési­gnée avec les autres reli­gions chré­tiennes comme source d’oppression. Il encou­rage l’éducation sexuelle dès le plus jeune âge et l’apprentissage du plai­sir dont la mas­tur­ba­tion et autres menus plaisirs…

Il suf­fit de consul­ter, pour se convaincre de ce scan­da­leux for­ma­tage des esprits, les pro­grammes sco­laires qui exposent, imposent comme nor­males toutes les pra­tiques contra­cep­tives, ain­si que l’homosexualité, les théo­ries du genre, l’avortement… Et l’enseignement catho­lique n’est pas en reste, heu­reux d’appliquer ces pro­grammes. Et mal­heur aux parents qui s’indignent et protestent.

On pour­rait énu­mé­rer dans une liste sans fin les attaques quo­ti­diennes ou presque qui peu à peu tuent les liber­tés au pre­mier rang des­quelles la liber­té de pensée.

CONCLUSION

Avec la pro­cla­ma­tion de l’état d’urgence sani­taire par l’Organisation Mon­diale de la San­té, les gou­ver­ne­ments natio­naux ont sévè­re­ment res­treint les droits fon­da­men­taux des citoyens sans le moindre état d’âme et, c’est bien là le pire, avec l’approbation des popu­la­tions concernées