Macron veut-il humi­lier le peuple de France ?

Macron veut-il humi­lier le peuple de France ?

Par Oli­vier Perceval

Après le gou­ver­ne­ment des hommes par la peur, voi­là celui de la honte et de la repen­tance qui refait sur­face. On ne nous lais­se­ra pas une minute de répit. Les mani­fes­ta­tions dans le monde entier, qui se veulent anti­ra­cistes, mais en réa­li­té ter­ri­ble­ment et dan­ge­reu­se­ment racia­listes sont ani­mées par les mêmes bobos mora­li­sa­teurs qui dis­til­laient la peur hier et invitent à la honte col­lec­tive aujourd’hui. Les don­neurs de leçon sont tou­jours recon­nais­sables au dis­cours usé de bour­geois de gauche en per­ma­nence dans la détes­ta­tion de leur héri­tage cultu­rel. Ils reçoivent aujourd’hui l’appui de com­mu­nau­tés, grou­pus­cu­laires et non repré­sen­ta­tives, qui pro­fitent de l’aubaine pour exi­ger des blancs qu’ils se mettent à genou afin d’expier les fautes de leurs ancêtres. Pour ces incultes (mais l’on peut dou­ter de leur réelle igno­rance) « La France, l’État fran­çais est un État tota­li­taire, ter­ro­riste, escla­va­giste, colonialiste »

  Les médias s’extasient devant le calme des mani­fes­ta­tions en oubliant un peu vite les exploits des cas­seurs et pillards qui se sont expri­més à leur aise dans les pre­mières heures du mou­ve­ment. Bref, à en croire les pla­teaux télés et radio­pho­niques, il y aurait consen­sus : L’Occident est cou­pable, l’Occident doit s’incliner, l’Occident doit s’humilier et payer…

Qui­conque a vu les condi­tions de la mort de Georges Floyd ne peut qu’être révol­té par le com­por­te­ment du poli­cier déjà signa­lé pour des faits de vio­lence à l’origine de nom­breuses plaintes contre lui. Que ces plaintes aient été sys­té­ma­ti­que­ment clas­sées sans suite en dit long sur le mépris de la jus­tice et de la police de Min­nea­po­lis à l’égard des jus­ti­ciables, en par­ti­cu­lier lorsqu’ils sont noirs. Mais là, ça se passe aux Etats-Unis domi­nés depuis deux siècles par l’esprit WASP (White Anglo-Saxon Pro­tes­tant) raciste jusqu’à la moelle. Mal­gré tous les efforts plus ou moins sin­cères, ralen­tis par les pro­blèmes sociaux récur­rents dans un pays au capi­ta­lisme cruel, où pos­sé­der beau­coup d’argent est un signe de noblesse et d’état de grâce, le racisme reste l’un des pro­blèmes majeurs de cette socié­té multiculturelle.

Chez nous il y a des petites frappes, caïds de ban­lieues comme les frères Trao­ré, tra­fi­quants en tous genres, auteurs de voies de faits et de vio­lences, qui ter­ro­risent leur quar­tier. Six d’entre eux ont connu la pri­son ! Ils se posent en vic­times et l’un d’eux vient d’annoncer bri­guer un man­dat pré­si­den­tiel aux pro­chaines élec­tions ! Le som­met du ridi­cule est atteint quand Nicole Bel­lou­bet, garde des sceaux per­dant les pédales, invite la famille Trao­ré et se voit oppo­ser une fin de non recevoir…

En atten­dant l’achèvement du pro­cès en cours, il appa­rait clai­re­ment que les deux affaires ne sont contex­tuel­le­ment pas com­pa­rables. Mais l’extrême gauche est à l’œuvre, pour­sui­vant son com­bat pour l’établissement du chaos géné­ra­li­sé sou­te­nu par le silence com­plice d’un pou­voir gêné et com­plexé par le pas­sé « colo­nia­liste et escla­va­giste ». A‑t-on oublié que le colo­nia­lisme a son­né pré­ci­sé­ment la fin de l’esclavagisme ? Qui se sou­vient, notam­ment de Pierre Savor­gnan de Braz­za au Congo, disant aux autoch­tones, « Tou­chez le dra­peau fran­çais et vous serez libres ». Qui se sou­vient que les pro­tec­to­rats pro­po­sés par la France étaient l’objet de trai­tés signés avec les chefs locaux avec l’approbation empres­sée de leur peuple. Le Géné­ral Gou­raud avec une poi­gnée de blancs a tra­ver­sé l’Afrique d’ouest en est avec une armée com­po­sée essen­tiel­le­ment de noirs, les fameux Séné­ga­lais, qui mon­trèrent une bra­voure qui fit l’admiration du monde entier. C’est eux qui ont conquis l’Afrique fran­çaise. Ces com­bat­tants se sen­taient punis quand on les envoyait en per­mis­sion et gar­daient l’uniforme avec fier­té dans leur vil­lage en atten­dant avec impa­tience le retour au régi­ment. Les exemples sont nom­breux de mani­fes­ta­tions d’amour et de fidé­li­té à la France par les com­bat­tants afri­cains, comme l’illustre l’exemple du capi­taine Charles N’Tchoréré en quarante :

(https://www.bvoltaire.fr/etre-francais-jusquau-sacrifice-supreme-lexemple-du-capitaine- )

On peut contes­ter le colo­nia­lisme pour des rai­sons poli­tiques ou idéo­lo­giques, mais il faut gar­der un mini­mum de décence en évi­tant d’évoquer cette période comme un « crime contre l’humanité ». Au-delà du ridi­cule consom­mé d’une telle affir­ma­tion, c’est une insulte à nos ancêtres qui n’étaient pas néces­sai­re­ment plus radi­caux que les déci­deurs d’aujourd’hui, peut-être en revanche étaient-ils plus cou­ra­geux. Par ailleurs per­sonne ne se demande par quelles méthodes les cava­liers d’Allah ont isla­mi­sé une grande par­tie de l’Afrique et je ne vois nulle-part à ce sujet, le moindre soup­çon d’appel à la repentance.

Pour la vio­lence poli­cière, elle existe, contrai­re­ment à ce qu’affirme Zem­mour. On l’a vu à la « Manif pour tous » notam­ment et pen­dant le long épi­sode des gilets jaunes. Il sem­ble­rait que le pou­voir poli­tique trouve plus facile de don­ner force à la Loi quand les mani­fes­tants au fond ne la contestent pas. Et l’on peut s’interroger, en ces cas, sur l’opportunité des « déra­pages » pour le pou­voir poli­tique… L’usage de la force, même légi­time, demande d’avoir la tête solide. Pour autant, si tous les poli­ciers étaient sen­sibles et poètes, peut-être serait-il plus dif­fi­cile d’assurer le main­tien de l’ordre ! Le ministre Cas­ta­ner, à la demande du pré­sident, a récla­mé une « tolé­rance zéro » contre le racisme dans la police, et a annon­cé la sus­pen­sion des agents « pour chaque soup­çon avé­ré d’actes ou de pro­pos racistes ». Outre que la notion de « soup­çon avé­ré » est un mys­tère de la nov­langue gou­ver­ne­men­tal, avec 85% des fran­çais ayant un avis posi­tif sur les forces de l’ordre, le pré­sident et le ministre de l’intérieur auraient été mieux avi­sés de réflé­chir avant de prendre des mesures de com­mu­ni­ca­tion déma­go­giques sous la pres­sion des évè­ne­ments, cela res­semble bigre­ment à de la lâche­té et l’on n’aime pas les chefs qui désa­vouent leurs hommes.

Quant au racisme en France, nous avons écrit sur ce site à quel point cette idée est fausse (https://www.actionfrancaise.net/2019/09/18/sommes-nous-racistes/) .la France n’est pas les Etats Unis, elle ne porte pas dans ses gènes le com­plexe de la race pure.

Cepen­dant, l’idéologie immi­gra­tio­niste visant à ins­tau­rer sur notre sol le mul­ti­cul­tu­ra­lisme, ne peut que pro­vo­quer une démul­ti­pli­ca­tion des com­mu­nau­tés avec, à la clé, des reven­di­ca­tions de recon­nais­sance tota­le­ment étran­gères à notre his­toire, pro­vo­quant une aug­men­ta­tion des vio­lences impos­sible à jugu­ler. Ain­si le rêve por­té par les « élites » mon­dia­listes apa­trides de voir s’effondrer notre Nation mil­lé­naire deve­nue cos­mo­po­lite pour­rait être hélas en voie de réa­li­sa­tion. Les tenants du libé­ra­lisme indi­vi­dua­liste, comme Jacques Atta­li, et quelques autres se frottent déjà les mains en voyant se concré­ti­ser les effets d’une poli­tique de l’abandon programmé.

Il appar­tient à tous les patriotes de se lever, de résis­ter et de pro­po­ser serei­ne­ment une alter­na­tive à l’avenir sombre d’humiliation qui nous est pro­mis. Pour nous, cela passe par la res­tau­ra­tion d’un État fort, limi­té à ses seuls pou­voirs réga­liens, s’inscrivant dans la durée pour une poli­tique de sou­ve­rai­ne­té et de soli­da­ri­té natio­nale : Néces­si­té du temps long qui n’a guère exis­té dans notre pays que sous la monarchie.