Vous devez partir

Vous devez partir

Coup de gueule de Cadichon…

La rumeur fil­trant dans cer­tains médias bien infor­més se pré­cise, Chal­lenges le confirme : Édouard Phi­lippe serait congé­dié avant le 14 juillet. Le dépu­té euro­péen Gilles Boyer annonce même une « crise his­to­rique à laquelle il fau­dra faire face ».

Il y a donc bien, au plus haut niveau de l’État, la recon­nais­sance d’un échec poli­tique, éco­no­mique, social et dans le domaine de la ges­tion des crises. Sans comp­ter l’enfermement dans une idéo­lo­gie euro­péo ‑mon­dia­liste qui contraint nos gou­ver­nants à de nom­breuses mesures contra­dic­toires et contre per­for­mantes, du seul point de vue de l’intérêt de la Nation…

Mais faut-il se conten­ter d’un fusible ou remettre en cause le pou­voir ultime du maître de la foudre, Jupi­ter lui-même , lequel s’apprête déjà à entrer en cam­pagne pour un nou­veau quinquennat ?

AF

Après le drame qui a tou­ché la Nation, il n’y a qu’une solu­tion : Mon­sieur Macron vous devez par­tir et vous reti­rer à jamais de la vie poli­tique française.

Vous n’aviez pas été un bon pré­sident jusqu’ici (gilets, jaunes, réforme des retraites…), vous avez été par­ti­cu­liè­re­ment lamen­table dans la ges­tion de la crise du Coronavirus.

Dans un pre­mier temps vous avez négli­gé le dan­ger par irres­pon­sa­bi­li­té, fai­néan­tise ou bêtise, ou assu­jet­tis­se­ment à la tech­no­struc­ture médi­cale, je ne sais. Vous n’avez rien vou­lu voir venir. Par idéo­lo­gie vous n’avez pas vou­lu effec­tuer de contrôles aux fron­tières et refu­sé de fer­mer ces der­nières. Mieux vous vous êtes moqué de tous ceux qui ont pro­po­sé une solu­tion. Le cou­ra­geux Didier Raoult dont l’action a conte­nu l’épidémie se voit aujourd’hui sanc­tion­né et son trai­te­ment pros­crit sur la base d’un rap­port frauduleux.

Au final vous fer­mez les fron­tières inté­rieures de la France en abo­lis­sant les élé­men­taires liber­tés de cir­cu­la­tion parce que vous n’avez pas vou­lu que les fron­tières exté­rieures jouent leurs rôles.

Vous aviez été élu dans un concours de cir­cons­tances très favo­rable (défaites conju­guées de Vals et Jup­pé aux pri­maires de leurs par­tis, mise en exa­men de Fran­çois Fillon). Vous n’avez pas été digne de la chance que vous avez eu à cette époque.

Vous avez mon­tré une imma­tu­ri­té poli­tique tout au long de ce man­dat ; le « en même temps » doc­trine qui consis­tait à effec­tuer plu­sieurs choses tota­le­ment contra­dic­toires de façon simul­ta­née (soit une extra­po­la­tion de la dia­lec­tique hégé­lienne), s’est avé­rée dra­ma­tique face à une épidémie.

On ne demande pas aux fran­çais d’aller voter un jour pour déci­der de les confi­ner le len­de­main. On ne se rend pas au théâtre pour dire qu’il n’y a aucun dan­ger à sor­tir pour ordon­ner le confi­ne­ment (sans oser le nom­mer) la semaine sui­vante. On ne dit pas que les masques ne servent à rien alors pour cacher le fait qu’ils font cruel­le­ment défaut. On ne méprise pas les mesures prises par d’autres pays sur­tout quand au final on opte pour les mêmes, quelques semaines après. On n’exige pas des fran­çais au com­por­te­ment civique nor­mal de res­ter à la mai­son sous peine d’amendes quand on laisse toute la place aux débor­de­ments dans les quar­tiers de « non-droit » sans réagir. On ne fait pas comme si tout va bien alors que l’on sait que tout ira très mal la semaine sui­vante, sim­ple­ment pour gagner du temps. Et enfin, on ne laisse pas se dérou­ler des mani­fes­ta­tions ne res­pec­tant pas la dis­tan­cia­tion sociale sans inter­ve­nir en inter­di­sant par ailleurs (ou en même temps) les ras­sem­ble­ments de plus de dix personnes.

Adieu mon­sieur, la France ne veut plus vous revoir. La France se sau­ve­ra mieux sans vous. Et consi­dé­rez comme un pri­vi­lège de par­tir si vite à la retraite.