Vœux du bureau poli­tique de l’Action fran­çaise

Vœux du bureau poli­tique de l’Action fran­çaise

Jamais peut-être, dans l’histoire récente, une nou­velle année n’aura été aus­si grosse d’incertitudes. Car si, contrai­re­ment à ce qu’on croit, le peuple fran­çais est un peuple patient, trop peut-être, il ne manque jamais de se révol­ter lorsqu’un pou­voir, oublieux de ce qui consti­tue sa légi­ti­mi­té, ne prend même plus les formes pour lui témoi­gner son mépris. La morgue et l’arrogance, la seule recherche de l’intérêt pri­vé et la pré­va­ri­ca­tion, la tra­hi­son ouverte de l’intérêt natio­nal et la sou­mis­sion décom­plexée aux inté­rêts étran­gers, notam­ment par la ces­sion aux Amé­ri­cains de nos indus­tries stra­té­giques, la volon­té de bri­der les liber­tés fon­da­men­tales, dont le droit d’expression, l’abus de pou­voir et une répres­sion qui a fran­chi les limites du tolé­rable et ne s’encombre même plus du res­pect de la léga­li­té, la sot­tise aus­si, puisque le pou­voir ne tient plus que par le sou­tien d’une police qu’il méprise ouver­te­ment : il aura suf­fi de moins de trois ans pour que la macro­nie affiche son vrai visage.

En pro­vo­quant déli­bé­ré­ment la haine du pays réel, elle croit pou­voir sor­tir vic­to­rieuse du bras de fer qu’elle a enga­gée avec les Fran­çais, afin de les sou­mettre à la mon­dia­li­sa­tion. Et si, pour­tant, la macro­nie n’était qu’un châ­teau de cartes ? Si l’histoire n’attendait que l’élément déclen­cheur de notre libé­ra­tion natio­nale et les Fran­çais l’occasion pro­pice pour éra­di­quer ce corps étran­ger du corps de la nation ?

Parce que le déses­poir en poli­tique n’est qu’une sot­tise abso­lue, l’Action fran­çaise adresse ses vœux, en pre­mier lieu, à tous nos com­pa­triotes qui croient défi­ni­ti­ve­ment fer­mées les portes de l’espérance. La France vit, encore pleine de pro­messes, forte d’une jeu­nesse qui n’attend qu’un chef pour lui mon­trer la voie. Ses cadres, ses tech­ni­ciens, ses savants, son peuple dans son ensemble, chaque jour, assure sa péren­ni­té, en dépit d’un pou­voir qui ne vise qu’à les détour­ner du Bien com­mun. Or, ce chef, nous l’avons : il est l’héritier des qua­rante Rois qui, en mille ans, firent la France. La plus vieille dynas­tie d’Europe est aus­si celle qui n’a jamais démé­ri­té de son devoir, même lorsque la Répu­blique a cher­ché à cou­per les liens his­to­riques entre les Fran­çais et sa famille royale.

Nous adres­sons à Mgr le comte de Paris, au Dau­phin Gas­ton, à Madame et, à tra­vers eux, à la France qu’ils incarnent et aux Fran­çais dont ils ont la mis­sion his­to­rique d’assurer le Bien com­mun, tous nos sou­haits pour 2020 : que la nou­velle année soit celle de notre renou­veau.

Le bureau poli­tique de l’Action fran­çaise