Attentat à la Préfecture : c’est trop facile d’accuser Castaner

Attentat à la Préfecture : c’est trop facile d’accuser Castaner

Attentat à la Préfecture : c’est trop facile d’accuser Castaner – Causeur Le Ministre de l’intérieur Christophe Castaner à l’assemblée le 8 octobre 2019 © Stephane Allaman/SIPA Numéro de reportage : 00927136_000006

Nos dirigeants éprouvent toutes les peines du monde à regarder le péril djihadiste en face, encore plus à le nommer. Est-ce pour nous protéger d’un effet-panique ? Ou bien par sentiment d’impuissance ? Ou tout simplement parce que cette menace contredit leur credo progressiste ?

Castaner n’est pas responsable

Les propos malheureux du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, prononcés le jour même de l’attaque djihadiste de la préfecture de police de Paris, et selon lesquels aucun signe de radicalisation n’avait été détecté chez le terroriste, ne lui sont pas entièrement imputables. Pourquoi ? Parce que le ministre n’a fait que psalmodier à cette occasion ce que toute la classe politico-médiatique avait envie d’entendre : le tueur était un déséquilibré, et son crime n’avait rien à voir avec une revendication religieuse.

Comme toute la classe médiatique, le ministre de l’Intérieur est victime d’intoxication idéologique. Aussi, à rebours de l’évidence des faits, a-t-il simplement déroulé devant les caméras l’article du credo, véritable sésame de tout néophyte désirant être initié aux mystagogies du pouvoir, grâce auquel il a pu accéder à ses fonctions.

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