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Le scan­dale social des maillots aux deux étoiles.

Le capi­ta­lisme mon­dial est-il moral ? En fait, la ques­tion ne se pose plus depuis long­temps pour ceux qui en tirent le plus grand pro­fit et, par­ti­cu­liè­re­ment, par le moyen d’une indif­fé­rence mar­quée à la ques­tion sociale, désor­mais grande absente des réflexions néo­li­bé­rales et peu évo­quée dans nos socié­tés de consom­ma­tion : il est vrai que le prin­cipe même de celles-ci insiste plus sur la consom­ma­tion et sa crois­sance, véri­table aune et condi­tion de la san­té d’une éco­no­mie quand elle ne devrait être, en une socié­té humaine, qu’un élé­ment d’ap­pré­cia­tion et éven­tuel­le­ment d’a­mé­lio­ra­tion des condi­tions de vie des per­sonnes et des familles.

Ain­si, tout à la joie de la vic­toire spor­tive de l’é­quipe de France de balle-au-pied, peu de jour­na­listes et d’é­co­no­mistes ont signa­lé l’in­dé­cence de l’é­qui­pe­men­tier de celui-ci, une mul­ti­na­tio­nale états-unienne au patro­nyme grec signi­fiant la vic­toire. En effet, Nike va bien­tôt mettre en vente pour le grand public et au prix de 140 euros un maillot frap­pé des deux étoiles de cham­pion de monde, maillot dont le coût de pro­duc­tion, selon le Jour­nal du Dimanche (22 juillet 2018), équi­vaut à… 3 euros ! Comme le sou­ligne Le canard enchaî­né, voi­ci une belle « culbute en or », au seul béné­fice de la mul­ti­na­tio­nale peu regar­dante, pour­rait-on croire naï­ve­ment, sur les condi­tions sociales de la pro­duc­tion de ces maillots

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