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La France mena­cée de perdre son industrie

 

L’industrie peut se résu­mer à l’ensemble des acti­vi­tés socio-éco­no­miques orien­tées vers la pro­duc­tion en série de biens, grâce à la trans­for­ma­tion de matières et à l’exploitation des sources d’énergie. D’un point de vue pure­ment fonc­tion­nel, l’activité indus­trielle est assu­rée par des entre­prises évo­luant sur deux ter­rains qui peuvent se super­po­ser ou au contraire s’opposer : le ter­rain de l’économie, et un ter­rain plus poli­tique. Exemple concret : un pétro­lier comme Total évo­lue sur le mar­ché du pétrole et de l’énergie à échelle mon­diale et se trouve repré­sen­tant de fac­to d’intérêtsfrançais et doit donc rendre des comptes à la France

Il faut être clair, pré­cis, et sur­tout lucide. La mon­dia­li­sa­tion n’est pas heu­reuse. Le vaste mar­ché auto­ré­gu­lé n’a jamais exis­té, » la main invi­sible » du mar­ché d’Adam Smith n’a pas gagné.La mon­dia­li­sa­tion est en revanche une réa­li­té, et la stop­per peut être consi­dé­ré, à tort ou à rai­son, comme une uto­pie. Un prag­ma­tisme néces­saire oblige à prendre en compte cette réa­li­té : lesé­changes et les flux sont mon­diaux, ain­si que le sont, par défi­ni­tion, les rap­ports entre les Nations. Il appar­tient donc à la France d’exister, de recons­truire et d’affirmer sa puis­sance dans cette mon­dia­li­sa­tion. A ce moment seule­ment il sera oppor­tun de dis­cu­ter d’un autre sys­tème poli­ti­co-éco­no­mique mon­dial : on n’impose aucune vision sans puis­sance. Il faut ain­si pen­ser à l’accroissement de puis­sance par l’économie. L’activité indus­trielle est donc un sec­teur clef pri­vi­lé­gié pour pen­ser cet accrois­se­ment de puissance.

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