Valé­rie Pécresse n’a jamais lu Maur­ras

Valé­rie Pécresse n’a jamais lu Maur­ras

Dimanche der­nier, Valé­rie Pécresse tenait mee­ting à Argen­teuil.

Il s’agissait en quelque sorte pour la « fausse droite », que repré­sente la pré­si­dente de la région Île-de-France, de faire pièce à la « fausse vraie droite » incar­née, quant à elle, par Laurent Wau­quiez, lui-même pré­sident de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Un com­bat de grands feu­da­taires mais de nains poli­tiques et intel­lec­tuels – sans grand inté­rêt, donc.

On retien­dra tout de même cette for­mule de madame Pécresse : « Ce qui fait la force d’âme de la droite, c’est d’avoir tou­jours pré­fé­ré Charles de Gaulle à Charles Maur­ras. »

La phrase, outre sa gran­di­lo­quence un peu ridi­cule, révèle à la fois l’inculture de son auteur, qui ignore qu’au-delà des désac­cords de cir­cons­tance (en des heures cru­ciales, il est vrai), de Gaulle est au moins autant un héri­tier de Maur­ras et de Bain­ville que de Bar­rès et de Péguy, et aus­si une des fai­blesses fon­da­men­tales de la droite contem­po­raine : son inca­pa­ci­té à dis­pu­ter à la gauche l’hégémonie intel­lec­tuelle et cultu­relle.

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