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Per­qui­si­tion du bureau de Dupond-Moret­ti : « Une magis­tra­ture qui fait n’importe quoi… »

Per­qui­si­tion au minis­tère de la Jus­tice. Le garde des Sceaux Dupond-Moret­ti met en cause l’union syn­di­cale des magis­trats. Concrè­te­ment, les magis­trats veulent se faire le garde des Sceaux. Est-ce la grille de lec­ture qui convient dans ce genre de cas ?

Oui, abso­lu­ment. C’est un très gros pro­blème. Je vais prendre une petite pré­cau­tion. Je n’aime pas beau­coup Eric Dupond-Moret­ti et je consi­dère que c’est un mau­vais ministre de la Jus­tice. De plus, il s’est un peu ridi­cu­li­sé à l’occasion des élec­tions régio­nales. Pour l’instant son bilan n’est pas fameux. Quand on parle de la Jus­tice, on parle du corps des magis­trats. Les orga­ni­sa­tions syn­di­cales ont dépo­sé des plaintes pénales contre le garde des Sceaux en pré­ten­dant qu’il y avait une prise illé­gale d’intérêts. C’est une infrac­tion qui réprime le mélange des cas­quettes publiques et pri­vées en même temps. Dupond-Moret­ti avait été vic­time de la fameuse enquête secrète dili­gen­tée par madame Hou­lette. Il avait dépo­sé une plainte qu’il a reti­rée à ce moment-là.

Comme garde des Sceaux, il a la res­pon­sa­bi­li­té de la dis­ci­pline des magistrats.

Que font ces orga­ni­sa­tions syn­di­cales ? Elles déposent une plainte, mais elle sont irrecevables.

Le jour venu, les orga­ni­sa­tions syn­di­cales seront hors de ce dos­sier, mais celui-ci va se poursuivre.

Dans le cadre de l’instruction de ce dos­sier, les mêmes magis­trats ont vu se dérou­ler une per­qui­si­tion place Ven­dôme. Des gen­darmes ont débar­qué et ont pas­sé 15 heures à tout fouiller.

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