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Zem­mour : une judi­cia­ri­sa­tion liberticide

N’ayons pas peur des mots : plus les jours passent, plus la police de la pen­sée fait des ravages. Der­nier épi­sode en date, la com­pa­ru­tion d’Éric Zem­mour le mer­cre­di 9 décembre devant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel. Son délit ? Avoir sou­te­nu lors d’un débat télé­vi­sé que le maré­chal Pétain aurait joué un rôle dans le (rela­tif) sau­ve­tage des juifs de natio­na­li­té fran­çaise. Ce fai­sant, il se serait ren­du cou­pable de contes­ta­tion de crime contre l’humanité.

On se frotte les yeux. On se pince. Car Zem­mour ne fait que reprendre – de manière certes abrupte, lapi­daire et cari­ca­tu­rale dans la forme – ce qu’ont sou­te­nu et sou­tiennent encore, non sans rai­sons, quan­ti­tés d’historiens, dont, entre autres, Léon Polia­kov dans le Bré­viaire de la haine (1951), Raul Hil­berg, dans sa monu­men­tale somme La Des­truc­tion des juifs d’Europe,  l’académicien fran­çais Robert Aron dans son His­toire de Vichy et, plus récem­ment, le cher­cheur fran­co-israé­lien Alain Michel dans son livre Vichy et la Shoah (2014).

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