MARION MARÉCHAL : « PÈRE » ET « MÈRE », CES MOTS DEVENUS INTERDITS

MARION MARÉCHAL : « PÈRE » ET « MÈRE », CES MOTS DEVENUS INTERDITS

Un récent article de Marianne dresse une liste d’anecdotes dont on pour­rait s’amuser si elles n’étaient pas révé­la­trices d’une ten­dance plus géné­rale et pro­fonde dans nos socié­tés occi­den­tales. Il a pour titre « Père, Mère, ces mots jugés dis­cri­mi­na­toires du Royaume-Uni au Qué­bec ». Pour com­prendre la manière dont nous avons pu arri­ver à de telles absur­di­tés, reve­nons quelques mois en arrière. En jan­vier, une enquête de Zone inter­dite révé­lait que 22% des fran­çais « ne se sen­taient ni homme ni femme ». En novembre, un son­dage IFOP indi­quait quant à lui que 49% des lycéens ne se recon­nais­saient pas dans la caté­go­rie « de genre » homme ou femme. 

Si une telle pro­por­tion a de quoi sur­prendre, il est indé­niable que ce phé­no­mène a pris de l’ampleur ces der­nières années. Je suis convain­cue que les réponses de ces Fran­çais et de ces lycéens sont le fruit de notre époque. Cette ten­dance est le pur résul­tat de l’activisme des mili­tants LGBTIQ+ et de leurs relais média­tiques. Je pré­cise bien que je parle de mili­tants poli­tiques orga­ni­sés en mou­ve­ments et groupes de pres­sion, por­teurs d’une doc­trine, et non des per­sonnes homo­sexuelles en général. 

En quelques années, l’idée, ou plu­tôt l’idéologie, de l’« iden­ti­té de genre » s’est impo­sée par­tout, à l’école, dans les uni­ver­si­tés, dans les grandes entre­prises, dans les médias, sur les réseaux sociaux, fai­sant ain­si tour­ner la pro­pa­gande à plein régime auprès de la popu­la­tion et de la jeu­nesse en par­ti­cu­lier. Doré­na­vant, qui­conque s’aventure à remettre en cause cette théo­rie du genre s’expose immé­dia­te­ment à l’accusation d’homophobie ou de transphobie.

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