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Robert Rede­ker : « Le pro­nom “iel” touche à la consti­tu­tion sym­bo­lique de l’être humain »

Ain­si, en plus d”«il » et « elle », la langue fran­çaise s’en­ri­chit, selon le dic­tion­naire Le Robert, d’un nou­veau pro­nom, « iel ». C’est d’un seul coup d’un seul, d’un coup de baguette magique, que la langue fran­çaise s’aug­mente de ce mot, que presque per­sonne n’a encore enten­du pro­non­cer. C’est donc par une sorte de putsch qu’il s’in­tro­duit dans un ouvrage de réfé­rence, arra­chant son offi­cia­li­sa­tion au sein de la langue fran­çaise. Par ce coup de force, il passe de la qua­si-inexis­tence à une visi­bi­li­té sur­ex­po­sée. Que nul ne s’y méprenne : l’af­faire du pro­nom « iel » n’est en rien une simple affaire de mots.

Éco­liers et pro­fes­seurs, citoyens, écri­vains, l’ou­blient sou­vent : un dic­tion­naire est un ouvrage poli­tique. Ou mieux : un pou­voir spi­ri­tuel qui déclenche des effets tem­po­rels. Bifide s’a­vère la poli­tique du dic­tion­naire : ins­ti­tuante, ou sub­ver­sive. Elle est ins­ti­tuante quand elle s’exerce du côté du pou­voir en place, pour régle­men­ter la langue, uni­fier les ima­gi­naires à par­tir de cette régle­men­ta­tion, elle est sub­ver­sive quand elle s’exerce depuis les contre-pou­voirs, les aspi­rants au pou­voir, qui dési­rent s’emparer de la langue pour lui impo­ser de nou­velles façons de dire, de voir le monde et de se mou­voir en lui. Comme toute la galaxie du wokisme, les lob­byistes du « iel » se rangent dans ces contre-pou­voirs, aus­si rom­pus à la sub­ver­sion qu’as­soif­fés de domination.

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