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Molière réécrit : le mépris et l’abêtissement

Si le fran­çais se trouve être dési­gné dans la Consti­tu­tion comme étant la « langue de la Répu­blique », ce qui sou­ligne avec force le lien consub­stan­tiel entre une iden­ti­té natio­nale et un sys­tème lin­guis­tique char­gé au fil des siècles d’histoire, d’usages et de culture, l’on emploie éga­le­ment sou­vent l’expression « langue de Molière » pour la qualifier.

Parce que celle-ci incarne une sorte de moment de per­fec­tion, d’âge d’or reflé­tant l’esprit fran­çais, par son clas­si­cisme certes, celui du Grand Siècle, mais aus­si par sa puis­sante charge iro­nique, son esprit fron­deur, sa viva­ci­té, son rap­port à la fois au pou­voir et à la dis­si­dence, bref, à l’intérieur même de ce qui est deve­nu son clas­si­cisme, par son aspect éter­nel­le­ment vivant, intem­pes­tif et tou­jours actuel.

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