La fier­té d’être Français
Drapeau Francais..

La fier­té d’être Français

Par Gérard Leclerc

Le gou­ver­ne­ment est à la peine pour trou­ver un équi­libre entre mesures répres­sives et mesures posi­tives afin de lut­ter contre les ten­dances sépa­ra­tistes. Il ne suf­fit pas d’envisager un volet social dans la logique de la poli­tique de la ville. Car la ques­tion est aus­si civilisationnelle.

La mise au point de la loi contre le sépa­ra­tisme s’est avé­rée déli­cate. Il s’agit de prendre les mesures les plus effi­caces contre l’extrémisme isla­miste et sa logique de fait sépa­ra­tiste, mais aus­si de ne pas, comme on dit, « hys­té­ri­ser le débat ». Hys­té­ri­ser le débat se serait réduire toute une stra­té­gie poli­tique à des mesures auto­ri­taires et répres­sives, alors qu’il y a a tout un volet social qui s’impose pour ne pas repous­ser toute une popu­la­tion hors de la cité. C’est ain­si qu’au XIXe siècle on défi­nis­sait la condi­tion pro­lé­ta­rienne. Aujourd’hui, le pro­lé­ta­riat a été rem­pla­cé par les migrants. Le pro­blème s’est donc com­pli­qué, aggra­vé, de façon que la puis­sance publique peine à le résoudre et même à l’analyser.

Le volet social néces­saire, je l’évoquais lun­di der­nier, en par­lant de la néces­si­té d’en finir avec les ghet­tos urbains où se struc­ture le sépa­ra­tisme. Cela réclame déjà des moyens consi­dé­rables en termes finan­ciers. Mais il n’est pas sûr qu’à dis­per­ser l’habitat, comme me le fait remar­quer un cor­res­pon­dant, l’extrémisme se dis­sou­drait. Ne se répan­drait-il pas sous d’autres modes ? Il y a bel et bien un pro­blème de fond qu’Emmanuel Macron a ten­té de défi­nir dans un entre­tien au média Brut, à des­ti­na­tion de la jeu­nesse. Il faut que la jeu­nesse immi­grée se sente recon­nue avec sa part d’identité légitime.

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