EDITORIAL de Phi­lippe SCHNEIDER (La Lor­raine Roya­liste)

EDITORIAL de Phi­lippe SCHNEIDER (La Lor­raine Roya­liste)

Défen­dons nos racines, défen­dons notre patri­moine…

Nous assis­tons depuis quelques semaines a des agis­se­ments inquié­tants : des bandes de fous furieux s’en prennent à notre pays, son pas­sé, son his­toire, des sta­tues ou des noms de rue. Ce sont sou­vent des groupes com­po­sés d’immigrés ou des­cen­dants d’immigrés ayant sou­vent des com­por­te­ments que l’on pour­rait qua­li­fier de « racia­listes ». Ils sont aidés par les habi­tuels agi­ta­teurs d’extrême gauche. Ils mani­festent, sou­vent vio­lem­ment, et béné­fi­cient de la com­plai­sance du pou­voir « macro­nien » et de la com­pli­ci­té de la « gauche » en géné­ral. Cer­tains mar­xistes y voient la pos­si­bi­li­té de mettre en place un pro­ces­sus révo­lu­tion­naire en rem­pla­çant la lutte des classes, qui ne fonc­tionne plus, par la lutte des races comme l’a très bien dénon­cé Manuel Vals. Après tout, le pro­ces­sus révo­lu­tion­naire, c’est d’opposer une par­tie d’un pays contre une autre pour « arri­ver à un monde meilleur ». Alors pour­quoi pas la « lutte des races ». Ils ne voient pas ou font sem­blant de ne pas voir qu’ils se rap­prochent ain­si de leurs « cousins/ennemis » qu’étaient ces autres révo­lu­tion­naires, les « nazis » ! Et ceux qui, en face, vou­drait défendre la « race blanche » rentrent dans ce même jeux révo­lu­tion­naire et s’en font, bien invo­lon­tai­re­ment sou­vent, les com­plices. Ce sont les Fran­çais qu’il faut défendre !
Tous ces révo­lu­tion­naires, y com­pris les Fran­çais par­ti­cu­liè­re­ment durant les heures les plus sombres de notre his­toire (fin XVIII°), mais aus­si avant avec les milices pro­tes­tantes, s’en prennent aux sym­boles de notre civi­li­sa­tion.
« La fusion des races a com­men­cé dès les âges pré­his­to­riques. Le peuple fran­çais est un com­po­sé. C’est mieux qu’une race. C’est une nation. » Écri­vait le grand his­to­rien Jacques Bain­ville, his­to­ri­que­ment un des res­pon­sables de l’Action Fran­çaise. C’est cette nation que tous les Fran­çais reçoivent en héri­tage et doivent – c’est leur devoir – trans­mettre à leurs héri­tiers si pos­sible après l’avoir amé­lio­rée. Il leur faut donc d’abord la connaître et c’est par l’histoire – tous les domaines de l’histoire – que cela peut se réa­li­ser. L’étude de la lit­té­ra­ture, des monu­ments, des hommes – par­ti­cu­liè­re­ment ceux « sta­tu­fiés » ou qui ont don­né leur nom à une rue – et d’autres choses encore, est indis­pen­sable à cette connais­sance qui nous fait aimer notre pays. Oh, certes, il y eut des moments moins glo­rieux que d’autres, des diri­geants peu recom­man­dables, des actions, des faits condam­nables mais dans l’ensemble nous pou­vons être fiers de notre pas­sé, de nos ancêtres. Mais nous devons tout connaître afin d’en tirer les leçons afin de pré­pa­rer un ave­nir qui soit moins mau­vais. C’est toute la méthode que nous a appris Charles Maur­ras. Il l’appelait « l’empirisme orga­ni­sa­teur » qu’il résu­mait ain­si : « la mise à pro­fit des bon­heurs du pas­sé en vue de l’avenir que tout esprit bien né sou­haite à son pays. » Et il ajou­tait : « La méthode qui me sem­bla tou­jours la mieux accor­dée aux lois de la vie n’a jamais déli­vré un qui­tus géné­ral au « bloc » de ce que les Pères ont fait. En accor­dant à leurs per­sonnes un res­pect pieux, l’esprit cri­tique se réserve d’examiner les œuvres et les idées » et encore : « Mais l’esprit cri­tique voir clair : l’esprit révo­lu­tion­naire ne sait ni ne veut regar­der : Du pas­sé fai­sons table rase, dit sa chan­son. Je hais ce pro­gramme de l’amnésie. »
Tout est dit. Nous repre­nons tota­le­ment cette méthode et vou­lons l’appliquer aujourd’hui. C’est pour­quoi nous condam­nons tout dom­mage à notre patri­moine et sou­hai­tons que toute atteinte à son inté­gra­li­té soit sévè­re­ment condam­née. Les révo­lu­tion­naires veulent faire de tous les habi­tants de notre pays des indi­vi­dus déra­ci­nés, sans pas­sés, sans attache, sans famille stable, vivant dans le pré­sent, exi­geant un monde « meilleur » fan­tas­mé. Cela convient fort bien aux finan­ciers qui dominent le monde car eux aus­si sou­haitent avoir une popu­la­tion déra­ci­née, mani­pu­lable, inter­chan­geable, prête à ache­ter ce qu’ils veulent quand ils le veulent. C’est la rai­son pour laquelle nos diri­geants répu­bli­cains font en sorte que l’histoire ne soit plus ensei­gné ou très mal, cou­pant les jeunes fran­çais de leur pas­sé. Ils peuvent ain­si plus faci­le­ment être mani­pu­lés. Et comme il vaut mieux qu’ils ne se posent pas trop de ques­tion, rien de mieux que de sup­pri­mer monu­ments, sta­tues, noms de rue….
Pour­tant, si nous vou­lons retrou­ver la paix civile, de plus en plus mise à mal dans notre pays, il faut que tous nos enfants connaissent le pas­sé de la France pour aimer notre pays et tra­vailler tous ensembles à l’améliorer. J’écris bien tous, y com­pris les Fran­çais de fraiche date. C’est la seule manière de les inté­grer. Un homme d’ascendance magré­bine le résu­mait très bien en disant que l’expression sym­bo­lique « nos ancêtres les gau­lois » devait être inté­gré par tous les Fran­çais non, bien sûr, « bio­lo­gi­que­ment » mais « intel­lec­tuel­le­ment ». Il vou­lait dire par là que tous doivent inté­grer le pas­sé de la France, l’aimer pour pour­suivre tous ensemble l’histoire de notre Nation. Phi­lippe de Vil­liers, dans son der­nier livre, écrit en conclu­sion : « La France n’est pas seule­ment un état civil, elle se déploie, depuis les Tro­piques jusqu’au neiges éter­nelles, comme un poème de nature et de vie aux har­mo­niques sublimes. Elle est encore plus que tout cela. La France est un roman d’amour. ».
Com­ment recom­po­ser notre pays, faire de tous ses habi­tants, ou du moins de la plu­part d’entre eux, des « amou­reux de la France » dans une répu­blique qui divise par prin­cipe ? Poser la ques­tion est y répondre : il n’y a pas de pos­si­bi­li­té de redres­se­ment dans ce régime. L’histoire, et sainte Jeanne d’Arc, nous montre le che­min : pour sau­ver la France, il faut lui rendre son Roi !