L’Ac­tion Fran­çaise face à la ques­tion sociale. Par­tie 1 : La condam­na­tion du libéralisme.

L’Ac­tion Fran­çaise face à la ques­tion sociale. Par­tie 1 : La condam­na­tion du libéralisme.

L’histoire du roya­lisme, sou­vent igno­rée par les monar­chistes eux-mêmes alors qu’ils devraient être hommes de mémoire, est pleine de mal­en­ten­dus, de bruits et de fureurs, mais elle est aus­si pas­sion­nante et beau­coup plus riche qu’on pour­rait le croire au regard des manuels d’histoire ou des articles de presse, sou­vent rica­neurs ou polé­miques, qui lui consacrent quelques pages. Depuis quelques années, de nom­breux col­loques ont étu­dié l’Action fran­çaise, accom­pa­gnés de publi­ca­tions uni­ver­si­taires ou éru­dites fort inté­res­santes, mais il reste encore de nom­breux chan­tiers his­to­riques à explo­rer sur cette école de pen­sée qui fut aus­si (et sur­tout ?) une presse et un mou­ve­ment ins­crits dans leur temps, avec toutes les pesan­teurs de celui-ci et les risques d’incompréhension. Ces études, d’ailleurs, liées sans doute à l’esprit et aux inquié­tudes de notre époque, pour­raient être uti­le­ment com­plé­tées par celles sur les stra­té­gies des princes de la Famille de France et sur les « roya­lismes pro­vin­ciaux », par­fois moins doc­tri­naires sans en être moins inté­res­sants. A quand de grandes thèses sur les par­le­men­taires roya­listes d’avant 1940 ou sur la presse roya­liste « hors-AF », comme La Gazette de France, dans laquelle écri­virent Maur­ras et Dau­det, ou Le Soleil, fort peu maur­ras­sienne ? La revue Lys Rouge, publiée il y a quelques années par la Nou­velle Action Roya­liste, a ouvert quelques pistes de recherche qui méri­te­raient de ne pas être refer­mées avant d’avoir été com­plè­te­ment explorées…

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