Soli­da­ri­té fran­çaise.
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Soli­da­ri­té fran­çaise.

L’ou­ra­gan Irma a dévas­té deux îles de la France du loin­tain, mais c’est tout le pays qui est tou­ché, et Saint-Mar­tin nous est, en par­ti­cu­lier, deve­nu un nom presque fami­lier à force d’être répé­té en boucle sur toutes les chaînes d’in­for­ma­tion. S’il est dom­mage de ne par­ler de nos terres d’Outre-mer que lorsque de telles catas­trophes sur­viennent, il serait encore plus dom­mage, voire scan­da­leux, de les oublier une fois Irma et José ran­gés dans le pla­card des cli­ma­to­logues, dans quelques jours ou semaines. Les dégâts, immenses, nous obligent à un grand élan de soli­da­ri­té fran­çaise : le mil­liard d’eu­ros, au moins, qui sera néces­saire pour le déblayage, la répa­ra­tion et la recons­truc­tion des deux îles antillaises, s’il n’ar­range pas les comptes publics d’un État aujourd’­hui finan­ciè­re­ment exsangue, doit être rapi­de­ment déblo­qué, à bon escient et sans bar­gui­gner. Venir en aide à ceux qui ont tout per­du, est une tâche prio­ri­taire que l’État, dont le rôle est de pro­té­ger les Fran­çais d’où qu’ils soient et quels qu’ils sont, doit assu­mer sans faillir : cette assis­tance ne doit bien sûr pas tour­ner à l’as­sis­ta­nat, ce qui serait rendre, en défi­ni­tive, un bien mau­vais ser­vice à nos com­pa­triotes qui, d’ailleurs, ne le sou­haitent pas for­cé­ment.

Il est une obli­ga­tion de l’État, dès main­te­nant, qui est de mettre les bâti­ments com­mer­ciaux et les habi­ta­tions à l’a­bri des pillages qui désor­ga­nisent un peu plus la vie sur les îles et entre­tiennent une insé­cu­ri­té qui rajoute à la détresse des sinis­trés : doit-on hési­ter à envoyer quelques ren­forts dis­sua­sifs lorsque la paix civile est mena­cée par quelques bandes vio­lentes ? Il serait mal­sain de lais­ser croire que cer­tains ter­ri­toires de notre pays méritent moins d’at­ten­tion que d’autres parce qu’ils néces­si­te­raient plus d’in­ves­tis­se­ments ou coû­te­raient « trop cher » en forces de l’ordre !

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