You are currently viewing « Cer­tains uti­lisent des pas­sages de la Parole de Dieu pour cau­tion­ner les migrations »
Pope Francis poses with a group of migrants and holds a banner reading "No one is foreign" during his weekly general audience at St Peter's square on April 11, 2018 in Vatican. (Photo by TIZIANA FABI / AFP)

« Cer­tains uti­lisent des pas­sages de la Parole de Dieu pour cau­tion­ner les migrations »

Le Pape Fran­çois pose avec un groupe de migrants tenant une ban­de­role : « per­sonne n’est étran­ger » , au Vati­can, le 11 avril 2018. TIZIANA FABI/AFP

Depuis le début du pon­ti­fi­cat, les prises de posi­tion répé­tées du pape Fran­çois en faveur des migrants sus­citent de nom­breuses incom­pré­hen­sions et cri­tiques chez beau­coup de fidèles, qui les jugent irréa­listes, contraires aux règles élé­men­taires du bien com­mun ou tout sim­ple­ment incom­pa­tibles avec la sur­vie des nations euro­péennes et avec le droit des peuples euro­péens à la conti­nui­té his­to­rique de leurs identités.

Et depuis le début du pon­ti­fi­cat, ceux qui sou­tiennent ces posi­tions du pape rétorquent à ses détrac­teurs qu’il ne s’a­gi­rait, de la part de Fran­çois, que d’une stricte mise en œuvre de la cha­ri­té évan­gé­lique, d’un rap­pel vigou­reux de la para­bole du bon Sama­ri­tain et des appels de Jésus à accueillir l’é­tran­ger, que cela inter­di­rait toute cri­tique et fer­me­rait la porte à tout débat. À mesure tou­te­fois que le pon­ti­fi­cat avance et que les textes et les décla­ra­tions s’ac­cu­mulent, cette ligne de défense paraît de moins en moins tenable, les inter­ven­tions du pape sur le sujet appa­rais­sant de plus en plus clai­re­ment pour ce qu’elles sont : des posi­tions qui res­sortent de la poli­tique – mais une poli­tique mal­heu­reu­se­ment colo­ni­sée par la morale, et donc étran­gère au sou­ci du bien commun.

La suite