A propos des gilets jaunes.

Il apparaît de plus en plus clairement pour grand nombre de commentateurs que les « Gilets jaunes » sont l’expression d’une colère qui remonte à des décennies, qui touche une population de classes moyennes de plus en plus pressurées par les impôts et taxes, majorité silencieuse ne faisant jamais parler d’elle, brocardée en permanence par les intellectuels à la mode et les humoristes sans esprit, se pavanant dans leur égo sur les plateaux des médias audio-visuels et se figurant être des rebelles (sans risques) face à la « France moisie » tant détestée par Attali et BHL. Parce qu’ils sont les beaufs, la France profonde, des mâles blancs comme diraient Delphine Ernotte et Emmanuel Macron lui même (en opposant une fin de non-recevoir au plan Borloo), Ils n’ont qu’un droit, payer toujours plus et se taire.
Non seulement ces travailleurs voient sans cesse se dégrader leur pouvoir d’achat, mais on leur impose, en leur faisant en permanence la morale, de supporter toutes sortes d’extravagances issues des lobbies minoritaires qui (au mieux) masquent au pouvoir la réalité française en plaçant les priorités sur des sujets de société qui leurs sont étrangers.
On légifère au service des LGBT (éducation, PMA GPA), des « féministes », contre la fessée, la cigarette, l’alcool ; on impose une immigration de masse ; on sanctionne lourdement les manifestations anti- mosquées et on laisse les églises être pillées.
Cette accumulation de mépris, de vexations, d’humiliation par des énarques hors sol et sûrs d’eux se succédant à la tête de l’Etat et de la haute administration depuis de nombreux mandats, devait obligatoirement donner lieu à une explosion collective de colère.
Les Français ont la culture du chef et ils ne trouvent que des valets de la mondialisation heureuse, aux ordres de Bruxelles et des grandes banques.
Macron a failli passer pour ce chef attendu, par sa prestance, par ce qui semblait être sa vision de la restauration de la fonction présidentielle, mise à mal par les deux golden boys précédents, par une certaine verticalité supposée s’inscrire dans une continuité historique, parce qu’on le croyait différent des représentations institutionnelles ne représentant plus personne depuis longtemps.
Mais tout cela s’est vite écroulé comme un château de cartes, chute aggravée par une communication exclusivement tournée en direction de ceux de son milieu, lesquels aussi puissants financièrement ou médiatiquement sont-ils, ne représentent qu’une infime minorité.

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