Pour une consom­ma­tion res­pon­sable à Noël !
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Pour une consom­ma­tion res­pon­sable à Noël !

l’ironique for­mule : le dis­cours tant atten­du du pré­sident de la Répu­blique va-t-il répondre aux attentes et aux impa­tiences, ou remettre de l’huile sur le feu ? Nous ver­rons bien mais, au-delà des décla­ra­tions et des suites de cette crise sociale deve­nue poli­tique et éco­no­mique, sans doute faut-il aus­si repen­ser notre rap­port à l’économie, sim­ple­ment, dans notre vie quo­ti­dienne et, aujourd’hui, face aux fêtes de Noël. Car les réponses nous appar­tiennent aus­si, et, comme le disait un slo­gan aper­çu à Ver­sailles ces der­nières années, « Nos emplettes sont nos emplois », même si le rôle de l’Etat doit être d’ordonner « la grande éco­no­mie » et de garan­tir l’équité éco­no­mique et sociale dans l’unité fran­çaise, tout en pré­ser­vant les inté­rêts fran­çais face au monde et à la mon­dia­li­sa­tion, rôle qu’il semble ne plus rem­plir désormais.

Consom­mer intel­li­gem­ment et « socia­le­ment », c’est d’abord ne pas ache­ter sur ces grandes pla­te­formes de com­merce en ligne, dont celle qui porte le nom du grand fleuve d’Amérique du Sud, mul­ti­na­tio­nale frau­deuse qui prive les Etats, et par­ti­cu­liè­re­ment le nôtre, de res­sources fis­cales qui se comptent en mil­liards d’euros annuels. Or, je constate que les classes moyennes et aisées ont pris l’habitude de com­man­der par la toile ce qu’elles pour­raient ache­ter (ou com­man­der) dans les bou­tiques réelles, par une faci­li­té qui confine par­fois à de la paresse. Pour­tant, cela a un coût caché mais très lourd pour les finances fran­çaises : car, trop sou­vent, le com­merce dit « en ligne » échappe aux contraintes fis­cales et concur­rence direc­te­ment le com­merce réel, qui reste, par nature, limi­té par des horaires humains et c’est d’ailleurs heu­reux ! Or, c’est bien ce der­nier com­merce qu’il faut aider et sau­ve­gar­der, pour évi­ter une « déma­té­ria­li­sa­tion » trop avan­cée de l’économie qui serait une catas­trophe, pas seule­ment éco­no­mique mais aus­si tout sim­ple­ment sociale et humaine.

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