Quand les emplois de GM&S sont mena­cés par le cynisme des puissants,
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Quand les emplois de GM&S sont mena­cés par le cynisme des puissants,

La situa­tion sociale en France est explo­sive, et ce n’est pas for­cé­ment une simple image : dans la Creuse, à La Sou­ter­raine, les sala­riés de l’é­qui­pe­men­tier auto­mo­bile GM&S Indus­try menacent de faire sau­ter leur usine si les construc­teurs, et en par­ti­cu­lier Renault, ne s’en­gagent pas pour main­te­nir un volume de com­mandes suf­fi­sant pour péren­ni­ser l’en­tre­prise et les emplois. En fait, ce n’est pas la pre­mière fois que des ouvriers mena­cés de licen­cie­ment uti­lisent cette méthode, certes rude mais sou­vent seul moyen pour faire entendre leur déses­poir et leurs reven­di­ca­tions près d’une Répu­blique plus inté­res­sée par les divi­dendes atten­dus de la mon­dia­li­sa­tion et, par­fois, par ceux des action­naires (« un fonds de com­merce élec­to­ral », selon un poli­to­logue, non par le nombre mais par leurs « dons » aux par­tis poli­tiques), que par le main­tien d’emplois consi­dé­rés comme « inadap­tés » à la nou­velle Divi­sion inter­na­tio­nale des pro­ces­sus pro­duc­tifs qui tend à trans­for­mer la France en un pays de « ser­vices » sans indus­tries… La même thé­ma­tique mon­dia­li­sa­trice, que je qua­li­fie­rai de « fata­liste », nour­ris­sait le dis­cours de M. Macron devant les ouvriers de Whirl­pool, déjà oubliés par les poli­ti­ciens en quête de suc­cès élec­to­raux quand il vau­drait mieux quelques réus­sites éco­no­miques pour pous­ser quelques avan­cées sociales aujourd’­hui bien néces­saires au moral public du pays et de ses travailleurs.

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