La France tou­jours plus moche

La France tou­jours plus moche

Le centre com­mer­cial de Plan de Cam­pagne, près de Mar­seille, le 21 Jan­vier 2007 à Les Pennes-Mira­beau | BORIS HORVAT / AFP

Ouf, les opé­ra­teurs de centres com­mer­ciaux ont eu chaud. Le rap­port qui pré­co­ni­sait un meilleur enca­dre­ment de leur acti­vi­té aura fini par trou­ver la place qui leur semble la plus appro­priée : au fond d’un tiroir. En octobre 2016, la secré­taire d’État au com­merce a bien sûr salué le for­mi­dable tra­vail accom­pli pour écrire ce rap­port sur la revi­ta­li­sa­tion com­mer­ciale des centres-villes par l’Inspection géné­rale des finances (IGF) et le Conseil géné­ral de l’environnement et du déve­lop­pe­ment durable (CGEDD). Elle aura dit quelques mots sur l’aggravation pré­oc­cu­pante de la vacance com­mer­ciale (6,1% en 2001, 10,4% en 2015,plus de 15% dans une ving­taine de villes ), la néces­si­té de lut­ter contre cette déser­ti­fi­ca­tion par la « mobi­li­sa­tion », la « coor­di­na­tion », la « concer­ta­tion » sans oublier la « digi­ta­li­sa­tion ». Pour finir par une mesure phare annon­cée en grande pompe devant une assem­blée clair­se­mée de dépu­tés désa­bu­sés : un site inter­net poé­ti­que­ment inti­tu­lé « Cœur de ville ».

Des mois de tra­vail, 120 audi­tions, 500 pages… Et pas un mot sur une limi­ta­tion des nou­velles zones com­mer­ciales à la péri­phé­rie des villes ni sur la mise en place d’une com­mis­sion régio­nale char­gée d’encadrer leur déve­lop­pe­ment, deux idées pour­tant avan­cées par le rap­port. Les pro­mo­teurs res­pirent : le busi­ness va pou­voir continuer.

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