Pas de trêve pour Macron !

Pas de trêve pour Macron !

Vrai­ment, chers amis patriotes, il est temps de reve­nir à la raison !

J’avais mieux à faire ! Je ren­dais hom­mage, place des Pyra­mides, avec mes cama­rades de l’Action fran­çaise, à la sainte de la patrie, le jour de sa fête nationale.

J’ai tou­te­fois écou­té, en dif­fé­ré, le dis­cours d’investiture d’Emmanuel Macron. Je me suis impo­sé cette cor­vée en voyant les réseaux sociaux et la patrio­sphère elle-même crier au miracle : « Un nou­veau Macron nous est né ! C’est quand même mieux que Hol­lande ! Il s’est his­sé à la hau­teur de la fonc­tion, etc. » Pour ma part, je n’ai rien enten­du de tel, mais un dis­cours creux, nous appe­lant sans rire à « inven­ter l’avenir », pro­non­cé avec une len­teur cer­tai­ne­ment recom­man­dée par des conseillers en com­mu­ni­ca­tion pour don­ner l’illusion de la gra­vi­té. Le gamin a pris sa Rita­line mais il n’a tou­jours ni fond ni éloquence.

Autres ren­gaines à la mode depuis dimanche : « Lais­sons-lui sa chance ! Voyons-le à l’œuvre ! » Com­ment des gens qui ont com­bat­tu Emma­nuel Macron pen­dant des mois de cam­pagne peuvent-ils avoir oublié en une semaine qu’il fut le conseiller et le ministre de l’Économie de son pré­dé­ces­seur ? Que nous l’avons déjà vu à l’œuvre ? Qu’en somme, et pour para­phra­ser Mit­ter­rand, il est l’homme du pas­sif ? Plus grave encore : ont-ils aus­si oublié qu’ils réclament la bien­veillance pour un homme qui a humi­lié la France en par­lant de « crime contre l’humanité » à pro­pos de notre œuvre en Algé­rie, pour grap­piller quelques voix du côté d’un vote communautaire ?

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