Algé­rie : der­rière les immenses mani­fes­ta­tions de rejet de la can­di­da­ture d’Abdelaziz Bou­te­fli­ka à un cin­quième man­dat, le saut dans l’inconnu est assuré…[
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Algé­rie : der­rière les immenses mani­fes­ta­tions de rejet de la can­di­da­ture d’Abdelaziz Bou­te­fli­ka à un cin­quième man­dat, le saut dans l’inconnu est assuré…[

La can­di­da­ture à un cin­quième man­dat du pré­sident Abde­la­ziz Bou­te­fli­ka, mort-vivant muet et para­ly­sé dont les sor­ties, san­glé sur un fau­teuil rou­lant, relèvent du pathé­tique, passe très mal en Algérie.

L’ampleur des mani­fes­ta­tions de rejet de cette can­di­da­ture et, avec elle, de tous les pro­fi­teurs du régime, FLN en tête, est telle, qu’à moins d’un retour­ne­ment de situa­tion, le temps de sur­vie du clan Bou­te­fli­ka semble comp­té. D’autant plus que les forces de sécu­ri­té paraissent gagnées par le doute et que l’armée n’est plus un bloc monolithique.

Quoiqu’il en soit, c’est d’une Algé­rie rui­née et divi­sée dont vont héri­ter ceux qui auront la très lourde tâche de ten­ter d’éviter le nau­frage d’un pays frac­tu­ré entre ara­bisme et ber­bé­risme avec, en arrière-plan, les isla­mistes en embus­cade. Com­ment pour­ront-ils redres­ser un pays frap­pé au cœur par l’épuisement de ses réserves pétro­lières quand 60% des recettes bud­gé­taires et 95% des recettes en devises dépendent des hydro­car­bures ? Selon l’Office natio­nal des sta­tis­tiques en date du 12 jan­vier 2019, durant le 3° tri­mestre 2018, la branche des hydro­car­bures dans son ensemble a bais­sé de 7,8%, la pro­duc­tion de pétrole brut et de gaz natu­rel a décli­né de 3% et le raf­fi­nage de pétrole brut de 12%.

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