Pour le bien commun

Pour le bien commun

Le Bien Com­mun ? Parce qu’il est ce qui manque le plus aux Fran­çais et ce à quoi ils aspirent le plus.

Il est ce qui manque le plus aux Fran­çais, à l’heure où le semble-Etat, au ser­vice d’intérêts oli­gar­chiques enne­mis de l’intérêt natio­nal, est deve­nu la proie d’élites déna­tio­na­li­sées ; à l’heure aus­si où le régime répu­bli­cain, fidèle à sa tra­di­tion, les oppose comme jamais les uns aux autres en divi­sant la nation en autant de fac­tions rivales.

Mais il est aus­si ce à quoi les Fran­çais aspirent le plus, lorsqu’ils refusent la logique mor­ti­fère de la dépos­ses­sion de soi dans lequel le régime les a ins­tal­lés afin de les contraindre à accep­ter un chan­ge­ment de civi­li­sa­tion qui signe­ra leur mort en tant que peuple libre. Néga­tion des racines chré­tiennes de la France, des­truc­tion jumelle des repères anthro­po­lo­giques et de la famille, immi­gra­tion galo­pante, insé­cu­ri­té, zones de non-droit deve­nues le foyer de la bar­ba­rie isla­miste, néga­tion de la culture fran­çaise, pré­ca­ri­té éco­no­mique, perte de toute sou­ve­rai­ne­té poli­tique, finan­cière et juri­dique au pro­fit d’un pays légal supra­na­tio­nal, tels sont les mul­tiples visages de Gor­gone de cette dépos­ses­sion. Ne nous lais­sons pas pétri­fier par la peur de les combattre !

Le Bien Com­mun, donc, parce qu’il faut nous oppo­ser à cette œuvre de mort et parier pour la péren­ni­té d’un miracle fran­çais auréo­lé de quinze siècles d’histoire. Parce que nous pen­sons que, par-delà leur légi­time diver­si­té, les Fran­çais par­tagent un héritage
vivant, appe­lé à fécon­der leur ave­nir. Parce que, tout sim­ple­ment, nous croyons à l’existence d’un peuple français.

Le Bien Com­mun, parce que ce qui nous réunit est plus impor­tant que ce qui nous divise, parce que nous refu­sons « le désordre éta­bli » et que nous pen­sons que l’apparente déca­dence du peuple fran­çais « est sur­tout le fait de fausses élites qui l’aveuglent d’un écran de gros­siers men­songes et l’étourdissent de modes et de mots »(1).

Le Bien Com­mun, parce que nous adres­sant, comme nos aînés, « au Peuple fran­çais tout entier », nous « pre­nons ce qu’il y a de com­mun entre nous et nous deman­dons au lec­teur de se pla­cer au même point de vue fra­ter­nel ». Parce que « nous savons qu’il y a par­tout du patrio­tisme et que la rai­son peut se faire entendre par­tout »(2). Parce que nous vou­lons être les porte-paroles des gens qui ne sont rien, les porte-paroles du pays réel.

Le Bien Com­mun, en un mot, parce que, réso­lu­ment patriotes et héri­tiers cri­tiques d’une longue tra­di­tion au ser­vice du seul inté­rêt natio­nal, il nous faut pro­mou­voir un natio­na­lisme pour le xxie siècle. Parce que, réso­lu­ment patriotes et réso­lu­ment natio­na­listes, nous sommes réso­lu­ment d’Action fran­çaise. Parce que, réso­lu­ment d’Action fran­çaise, nous sommes réso­lu­ment roya­listes et réaf­fir­mons, contre tous les fac­teurs de dis­so­lu­tion et de mort, notre confiance inébran­lable dans les fils d’Hugues Capet pour res­ti­tuer la France aux Français.

(1) Mani­feste de L’Action Fran­çaise – 21 mars 1908
(2) Mani­feste de La Nation Fran­çaise – 12 octobre 1955

Source :  Le Bien Com­mun n°1, novembre 2018