Drapeaux, Nouvelle-Calédonie, référendum de novembre 2018
La Nouvelle-Calédonie est et doit rester française

Nous ne pouvons que saluer la sagesse des Néo-Calédoniens qui ont choisi la France, ce dimanche 4 novembre, après trente années d’incertitude quant à leur avenir. Si le soulagement l’emporte, on aurait tort de croire que leur avenir français est définitivement assuré.

Si nette soit la victoire des patriotes, elle n’est pas suffisamment massive pour rendre sans objet l’espoir des indépendantistes d’une « Kanakie » accédant à la pleine souveraineté : n’oublions pas que deux autres référendums, en 2020 et 2022, sont prévus par les accords de Matignon. Ils sont assurément facultatifs, mais seul un « non » massif à l’indépendance aurait pu les rendre caduques.

Certes, la situation géopolitique – la menace chinoise dans la région – a calmé les ardeurs antifrançaises des Australiens et des Néo-Zélandais, naguère soutiens et financeurs des indépendantistes. De même, la situation intérieure a rendu obsolète le discours anticolonial. Les Néo-Calédoniens, quelle que soit leur origine, sont des citoyens français à part entière et la Nouvelle-Calédonie n’est pas une colonie. Ils savent tous, également, que l’indépendance serait pour l’archipel une catastrophe non seulement géopolitique, mais également économique, sociale, laissant libre-cours, de plus, à des fractures entre communautés. Toutefois, si ringarde soit-elle dans les faits, l’idéologie anticoloniale agite encore les esprits, notamment ceux de la jeunesse canaque, qui a voté massivement pour l’indépendance.

La République est seule responsable de la perpétuation des fractures identitaires par son discours de repentance permanent qui délégitime et rend incertaine la présence de la France sur le Caillou. Il convient donc de rester vigilant : la Nouvelle-Calédonie est et doit rester française.