11 novembre : l’Elysée ne veut pas une com­mé­mo­ra­tion « trop militaire »
|

11 novembre : l’Elysée ne veut pas une com­mé­mo­ra­tion « trop militaire »

Lors de la pré­sen­ta­tion, jeu­di à l’Elysée, de «  l’itinérance mémo­rielle et ter­ri­to­riale  » (sic) que le chef de l’Etat compte effec­tuer dans l’Est et le Nord de la France, à l’occasion du cen­te­naire de l’armistice de 1918, la ques­tion mili­taire a été abor­dée, comme nous l’évoquions quelques jours plus tôt sur ce blog.

«  Le sens de cette com­mé­mo­ra­tion, ce n’est pas de célé­brer la vic­toire de 1918. Il n’y aura pas de défi­lé ou de parade mili­taires  », indique-t-on à l’Elysée, où l’on refuse «  une expres­sion trop mili­taire  ». On pré­cise que cela a été négo­cié avec l’Allemagne, la chan­ce­lière Mer­kel étant une invi­tée de marque des cérémonies.

Si les armées orga­nisent leur propre céré­mo­nie aux Inva­lides pour rendre hom­mage aux mili­taires fran­çais, «  le pré­sident de la Répu­blique ne sera pas pré­sent  », pré­cise l’Elysée. «  Le pré­sident de la Répu­blique regarde l’histoire en face  » dit-on à l’Elysée, ajou­tant que «  les com­bat­tants, qui seront au cœur des com­mé­mo­ra­tions, étaient pour l’essentiel des civils que l’on avait armés  ». Or, dans l’idée des Fran­çais d’aujourd’hui – qui se sont lar­ge­ment appro­prié ce cen­te­naire – cette guerre fut d’abord «  une grande héca­tombe  » et non une vic­toire mili­taire, contrai­re­ment aux Bri­tan­niques par exemple. «  Pour les mili­taires, cela peut sem­bler un peu étrange  » recon­nait-on tou­te­fois à la présidence.

La suite