Com­mé­mo­rons Maur­ras avec Mme Nys­sen ou sans elle !

Com­mé­mo­rons Maur­ras avec Mme Nys­sen ou sans elle !

L’inscription de Maur­ras, — qui aurait eu 150 ans cette année —, au pro­gramme des Com­mé­mo­ra­tions du minis­tère de la culture pour 2018, pro­voque une de ces polé­miques qua­si quo­ti­diennes qui agitent les réseaux sociaux…

l’inscription de Maur­ras, — qui aurait eu 150 ans cette année —, au pro­gramme des Com­mé­mo­ra­tions du minis­tère de la culture pour 2018, pro­voque une de ces polé­miques qua­si quo­ti­diennes qui agitent les réseaux sociaux… Tous les cen­seurs pro­fes­sion­nels sont à la manœuvre  : Cor­bière, la LICRA, Valls etc, et le ministre de la culture lui-même, Mme Nys­sen, se voit contrainte, face à ce déchaî­ne­ment de rac­cour­cis et de cari­ca­tures, de rap­pe­ler cette évi­dence que com­mé­mo­rer un per­son­nage impor­tant de l’histoire et des lettres fran­çaises ne signi­fie pas adhé­sion totale à sa per­sonne et à ses écrits !

La véri­té est que cette polé­mique est emblé­ma­tique de la situa­tion para­doxale de Maur­ras. Tout le monde, même par­mi les demi-habiles et les demi-culti­vés qui font la pluie et le beau temps dans le peu qu’il reste de vie intel­lec­tuelle fran­çaise, connaît le nom du maître de l’Action fran­çaise (plus, éven­tuel­le­ment, quelques cita­tions polé­miques et sor­ties de leur contexte) mais per­sonne ou presque n’a lu une seule œuvre de ce géant de notre lit­té­ra­ture, auteur de cen­taines d’ouvrages et de mil­liers de pages, qui firent les délices et l’admiration de Proust, Apol­li­naire, Coc­teau, Kes­sel, Mal­raux, De Gaulle ou même Lacan.

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