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GPA : « Non au mar­ché de la per­sonne humaine »

Enfant né par GPA à Uzh­go­rod (Ukraine), en 2011. OLEXANDER ZOBIN / AFP

 

En un temps où l’on s’insurge contre les vio­lences faites aux femmes, où l’on traque les sté­réo­types de genre et où l’on reven­dique l’égalité des sexes, il serait oppor­tun que l’usage com­mer­cial de leur corps dans l’industrie pro­créa­tive mobi­lise davan­tage l’opinion publique et les médias.

Au lieu de cela, on observe une étrange com­plai­sance à l’égard de ce que l’on nomme abu­si­ve­ment une « tech­nique », alors que la mater­ni­té de sub­sti­tu­tion est une « pra­tique sociale » qui consiste à louer la vie d’une femme, jour et nuit, pen­dant neuf mois.

Pour lui don­ner un aspect altruiste, on appelle ges­ta­tion pour autrui (GPA) la conven­tion par laquelle une femme s’engage à deve­nir enceinte (par insé­mi­na­tion arti­fi­cielle ou trans­fert d’embryon) et à accou­cher d’un enfant qu’elle remet­tra dès sa nais­sance, et moyen­nant paie­ment, à ses « parents contrac­tuels ». Per­sonne ne peut igno­rer que cette pra­tique fait par­tie d’un mar­ché pro­créa­tif mon­dia­li­sé en pleine expan­sion, qui inclut, comme en Cali­for­nie, la vente du sperme et des ovo­cytes. Là où il existe, ce mar­ché consti­tue une forme nou­velle d’appropriation du corps féminin.

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