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Contre la dif­fa­ma­tion, note sur « une ten­ta­tion ter­ro­riste d’ultra-droite » [1]

Cer­tains se sont crus auto­ri­sés à évo­quer l’Action fran­çaise après l’annonce de l’arrestation, mar­di 17 octobre, d’une dizaine d’individus à la suite de celle, en juin der­nier, de Logan Nisin, soup­çon­né de pré­pa­rer des atten­tats contre des per­son­na­li­tés poli­tiques. Jean-Luc Mélen­chon est allé jusqu’à inter­pel­ler le ministre de l’Intérieur, le pré­fet de Police et le maire de Mar­seille, mer­cre­di 18 octobre 2017, afin de deman­der la fer­me­ture du local pro­ven­çal de l’AF, 14, rue Nava­rin à Marseille.

L’Action fran­çaise tient à appor­ter les pré­ci­sions suivantes :

1 – Elle n’a jamais nié que, durant quelques mois, Logan Nisin, en errance idéo­lo­gique, ait, après de nom­breuses autres ten­ta­tives de mili­tan­tisme poli­tique, « trou­vé refuge chez les roya­listes de l’Action fran­çaise (AF) » pour reprendre les mots de l’article d’Elise Vincent, paru le 18 octobre dans Le Monde. Le 4 juillet der­nier, après l’interpellation et le pla­ce­ment en déten­tion pro­vi­soire du jeune homme, l’Action fran­çaise, par voie de com­mu­ni­qué, avait fait savoir qu’il avait quit­té notre mou­ve­ment, le jugeant « trop poli­tique » et « trop consen­suel ». Nous réaf­fir­mons ici que ses agis­se­ments soli­taires étaient par­fai­te­ment incon­nus des membres et des cadres de notre orga­ni­sa­tion et nous nous réser­vons le droit de pour­suivre tous médias ou per­son­na­li­tés pré­ten­dant le contraire.

2 – L’Action fran­çaise affirme avec force qu’elle ne connaît ni les iden­ti­tés ni les agis­se­ments des indi­vi­dus inter­pel­lés mar­di 17 octobre. Elle rap­pelle sim­ple­ment que toute son his­toire prouve son refus de l’action ter­ro­riste. Elle n’a aucun mort sur la conscience.

3 – Ce sont les mili­tants de l’Action fran­çaise qui sont de manière récur­rente l’objet de vio­lences de la part de grou­pus­cules extré­mistes sem­blant jouir de la plus par­faite impu­ni­té. Depuis la mon­tée en puis­sance des acti­vi­tés de notre mou­ve­ment roya­liste, nos membres, à Paris, à Lyon et à Mar­seille, subissent un nombre gran­dis­sant d’attaques vio­lentes : dépôt de gre­nade, bombe arti­sa­nale, attaques phy­siques des mili­tants. Ain­si, une bombe a explo­sé cet été devant le local de l’AF, rue Nava­rin, sans que cet acte odieux ait sus­ci­té la moindre indi­gna­tion de la part du per­son­nel poli­tique. M. Mélen­chon qui demande aujourd’hui la fer­me­ture de notre local, n’avait pas alors pro­tes­té contre cet acte à carac­tère ter­ro­riste. Bien que dépu­té de la cir­cons­crip­tion où a eu lieu cet atten­tat, il ne s’est jamais inquié­té de l’état d’avancement de l’enquête.

4 – Concer­nant les troubles à l’ordre public qu’impute M. Mélen­chon à notre mou­ve­ment, nous rap­pe­lons que, par deux fois, la pré­fec­ture de police des Bouches-du-Rhône a pris un arrê­té blo­quant l’accès à la rue Nava­rin par un très large déploie­ment des forces de l’ordre à la suite des très nom­breuses exac­tions qui ont toutes été com­mises, avec l’adoubement et la com­pli­ci­té des médias locaux, par des mili­tants de l’ultra gauche proches pour cer­tains de la France Insoumise.

5 – Si la seule voca­tion des grou­pus­cules dits anti­fas­cistes et d’extrême-gauche est d’en découdre vio­lem­ment, à Mar­seille comme au plan natio­nal, avec les forces de l’ordre, l’engagement des mili­tants d’Action fran­çaise est celui du com­bat pour la France par la dif­fu­sion des idées roya­listes. Il est évident que c’est la simple pré­sence de l’Action fran­çaise qui est insup­por­table à cer­tains. En pra­ti­quant l’amalgame, ceux qui dif­fament notre mou­ve­ment avouent sim­ple­ment leur pro­fond mépris des liber­tés poli­tiques fondamentales.

Les mili­tants de l’Action fran­çaise sont des citoyens à part entière : forts de leurs droits et conscients de leurs devoirs envers la nation, ils conti­nue­ront, à Mar­seille comme par­tout ailleurs en France, à mili­ter pour ouvrir les yeux de leurs com­pa­triotes sur la réa­li­té d’un régime qui les conduit à l’asservissement.

Fran­çois Bel-Ker, Secré­taire géné­ral d’AF

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[1] Le Monde, 17/10/2017