Ne pas bais­ser la garde, mili­tai­re­ment par­lant.
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Ne pas bais­ser la garde, mili­tai­re­ment par­lant.

Les pre­mières mesures bud­gé­taires de l’ère Macron, sur­ve­nant au cœur d’un été que l’on espère plus pai­sible que celui, meur­trier, de l’an der­nier, sou­lèvent évi­dem­ment nombre de cri­tiques, et cha­cun, ou presque, y trouve à redire, de plus ou moins bonne foi selon les cas. Pour­tant, per­sonne ne nie que la situa­tion finan­cière de notre pays est déli­cate et qu’une meilleure maî­trise des dépenses s’a­vère néces­saire pour pou­voir retrou­ver une cer­taine cré­di­bi­li­té sur le plan euro­péen, et, plus impor­tant, les moyens d’une véri­table sou­ve­rai­ne­té éco­no­mique, qui n’est pas l’i­so­le­ment mais la capa­ci­té à « être et agir » libre­ment pour l’État poli­tique face aux féo­da­li­tés de l’Argent, qu’elles prennent les formes de puis­sances finan­cières légales, de fonds vau­tours ou de mul­ti­na­tio­nales indus­trielles ou com­mer­ciales.

Si nombre de mesures annon­cées, pour désa­gréables qu’elles puissent être à court terme, ne me choquent pas outre mesure (comme le gel du point d’in­dice pour les fonc­tion­naires, dont je suis, et le réta­blis­se­ment du jour de carence), d’autres me paraissent inap­pro­priées et, même, dan­ge­reuses. Ain­si la dimi­nu­tion (pro­vi­soire ?) du bud­get de la Défense, celle-là même qui a pro­vo­quée la colère, puis la démis­sion du géné­ral de Vil­liers, n’est pas une bonne nou­velle au regard des périls inter­na­tio­naux actuels et du rôle de l’ar­mée fran­çaise dans la pro­tec­tion du conti­nent euro­péen, rôle et place qui fai­saient dire au pré­sident de la Com­mis­sion euro­péenne pour une fois bien ins­pi­ré que « l’ar­mée euro­péenne c’est l’ar­mée fran­çaise », recon­nais­sant ain­si que, plu­tôt que de vou­loir une hypo­thé­tique Défense euro­péenne uni­fiée, mieux valait recon­naître et ren­for­cer ce qui exis­tait déjà, natio­na­le­ment, et que c’est bien la France, et elle seule, qui incar­nait le mieux cette Défense…

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