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Les « ter­ro­ristes » de 89 sont tou­jours là… A la fête de Jeanne d’Arc à Paris et Mar­seille, par exemple …

La Révo­lu­tion a été faite par la vio­lence et la Ter­reur. Elle est née dans elle, par elle, et seule­ment grâce à elle. Ain­si, bien sûr, que la Répu­blique dont elle a accou­ché. Même Emma­nuel Macron, alors ministre, l’a­vait affir­mé, recon­nais­sant avec rai­son que le peuple fran­çais n’a­vait pas vou­lu la mort du Roi…

Et, si Lénine par­lait – en un autre domaine – de « mala­die infan­tile du com­mu­nisme », on peut par­ler, à pro­pos de Révo­lu­tion et de Répu­bliques, de leur mala­die congé­ni­tale, en rap­pe­lant ce mot si juste de Gus­tave Thi­bon fai­sant remar­quer le lien – géné­tique, pour­rait-on dire – entre « le chaos explo­sif des révo­lu­tion­naires » et « le chaos figé des conser­va­teurs du désordre ». La Répu­blique, deve­nue le régime de la France, puis main­te­nant un véri­table Sys­tème, emploie alter­na­ti­ve­ment, en fonc­tion de la situa­tion et de ses besoins, l’une ou l’autre forme de ce « chaos ». Qu’elle est. Aucun nuage ne se pré­sente-il à l’ho­ri­zon ? Elle offre le spec­tacle ras­su­rant d’un régime calme et nor­mal, cachant soi­gneu­se­ment l’im­mense fleuve de sang d’où elle est sor­tie. Des oppo­si­tions, des dan­gers sur­gissent-ils ? Les des­cen­dants des sec­tion­naires de Robes­pierre sont tou­jours là car, c’est bien connu, « la répu­blique gou­verne mal mais se défend bien » …

A Paris et à Mar­seille, on a pu voir, à l’oc­ca­sion de cette der­nière Fête de Jeanne d’Arc, que la vio­lence ter­ro­riste des héri­tiers de la Révo­lu­tion et de sa Répu­blique était loin d’a­voir dis­pa­ru, bien au contraire.

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