Richard Fer­rand pris à son tour dans la tour­mente des affaires

Richard Fer­rand pris à son tour dans la tour­mente des affaires

Richard Fer­rand à son arri­vée dans la cour de l’É­ly­sée, mer­cre­di, pour son deuxième Conseil des ministres. Cré­dits pho­to : STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

Alors que la Chan­cel­le­rie pré­pare une loi sur la mora­li­sa­tion publique, le ministre est mis en cause par Le Canard enchaî­né.

Il y a ce qui est légal et ce qui est moral. Moins de quinze jours après son arri­vée à l’É­ly­sée, Emma­nuel Macron se retrouve, à son tour, sur la ligne fine qui sépare les deux notions et sur l’exi­gence d’exem­pla­ri­té qu’il a reven­di­quée pour son quin­quen­nat et les membres de son gou­ver­ne­ment. Il sou­hai­tait que son pre­mier texte légis­la­tif soit celui sur la mora­li­sa­tion de la vie publique et voi­là Richard Fer­rand, ministre de la Cohé­sion des ter­ri­toires, mais sur­tout prin­ci­pal arti­san de la cam­pagne et de la vic­toire du nou­veau pré­sident, soup­çon­né de favo­ri­tisme envers sa com­pagne. Des faits qui remontent à 2011.

Selon Le Canard enchaî­né, les Mutuelles de Bre­tagne, dont Richard Fer­rand était le direc­teur géné­ral, sou­hai­taient louer des locaux com­mer­ciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins et choi­sissent, entre trois pro­po­si­tions, celle d’une socié­té immo­bi­lière appar­te­nant à la com­pagne de Fer­rand. Cette der­nière, selon l’heb­do­ma­daire, monte alors très rapi­de­ment une socié­té civile immo­bi­lière (SCI) et la pro­messe de loca­tion lui per­met d’ob­te­nir un prêt ban­caire équi­valent à la tota­li­té du prix de ces locaux « en mau­vais état ».

Outre une réno­va­tion com­plète des locaux aux frais de la mutuelle pour 184.000 euros, tou­jours selon Le Canard enchaî­né, la valeur des parts de la SCI « a été mul­ti­pliée par 3000 » six ans plus tard. « Les admi­nis­tra­trices et les admi­nis­tra­teurs du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion, dont je ne suis pas, ont rete­nu la meilleure offre, pour les condi­tions de tra­vail des sala­riés, pour la proxi­mi­té avec les trans­ports, qui était celle d’un local déte­nu par ma com­pagne », a détaillé M. Fer­rand sur BFMTV, ajou­tant que le local avait fait l’ob­jet d’un « renou­vel­le­ment de bail, donc ça veut dire que les gens se satis­font de l’en­droit où est situé ce local ».

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