Migrants : le gou­ver­ne­ment en panne de solu­tions
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Migrants : le gou­ver­ne­ment en panne de solu­tions

Le pre­mier ministre Édouard Phi­lippe et le ministre de l’In­té­rieur Gérard Col­lomb s’ap­prêtent, mer­cre­di, à pré­sen­ter les nou­velles mesures pour garan­tir le droit d’a­sile et mieux maî­tri­ser les flux migra­toires. Cré­dits pho­to : THOMAS SAMSON/AFP

Sur le dos­sier des réfu­giés, le pre­mier ministre a défen­du mer­cre­di un plan qui se vou­drait « à la hau­teur » des enjeux. Reste l’é­pi­neuse ques­tion des retours effec­tifs des migrants éco­no­miques qui s’en­ra­cinent.

« Digni­té », « soli­da­ri­té », « huma­ni­té », « effi­ca­ci­té»… Édouard Phi­lippe a pré­sen­té mer­cre­di à Paris son plan pour « garan­tir le droit d’a­sile » et « mieux maî­tri­ser les flux migra­toires » ». À sa droite, Gérard Col­lomb, l’œil mali­cieux, se déta­chait sans peine dans la cohorte des ministres encore novices conviés pour l’oc­ca­sion sous les ors de l’Hô­tel de Mari­gny.

De cet exer­cice, il res­te­ra une for­mule : « Nous ne sommes pas à la hau­teur de ce que doit être la France. » Et un chiffre : 12.500, celui des places sup­plé­men­taires d’hé­ber­ge­ment à créer en deux ans ; 7500 iront à l’hé­ber­ge­ment de deman­deurs d’a­sile – ils sont plus de 100.000 par an pour 54.000 places au maxi­mum – et 5000 iront aux réfu­giés.

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