Effer­ves­cence média­tique : mise au point de l’Action Fran­çaise

Effer­ves­cence média­tique : mise au point de l’Action Fran­çaise

Un com­mu­ni­qué du Secré­taire géné­ral

 

Depuis quinze jours, l’Action fran­çaise est au centre d’une effer­ves­cence média­tique du fait du déve­lop­pe­ment impor­tant de notre mou­ve­ment sur le plan natio­nal et des actions de notre fédé­ra­tion de Pro­vence dénon­çant un élu aixois soup­çon­né de cor­rup­tion.

Plus d’une ving­taine d’articles sont parus dans La Pro­vence et La Mar­seillaise, de Marianne jusqu’au Huf­fing­ton Post. Les mêmes pon­cifs : « extrême-droite », « racisme », « anti­sé­mi­tisme » reviennent dans beau­coup de ces articles. Ils ont pour unique objec­tif de dis­qua­li­fier une école de pen­sée de plus d’un siècle qui a mar­qué pro­fon­dé­ment la vie intel­lec­tuelle fran­çaise. Les pro­cé­dures que nous enta­me­rons dans les jours pro­chains contre des jour­naux sans déon­to­lo­gie pra­ti­quant amal­game et dif­fa­ma­tion ne nous empêchent pas d’éclaircir dès main­te­nant le posi­tion­ne­ment de notre mou­ve­ment pour écar­ter tout mal­en­ten­du.

L’Action fran­çaise est un mou­ve­ment roya­liste qui se rat­tache à la pen­sée d’Aristote et de Tho­mas d’Aquin. Nous nous don­nons pour objec­tif de « mili­ter pour la res­tau­ra­tion d’un État sou­ve­rain exer­çant plei­ne­ment ses fonc­tions réga­liennes. Seul l’établissement d’une monar­chie décen­tra­li­sée et repré­sen­ta­tive garan­ti­ra [à nos yeux] le juste exer­cice d’une puis­sance durable ». Notre ADN consiste à « défendre en toutes cir­cons­tances l’intérêt natio­nal et à ins­tau­rer la monar­chie ».

L’Action fran­çaise et Maur­ras, par leur influence dans les années 20 ont per­mis de jugu­ler le déve­lop­pe­ment du fas­cisme en France. Dans ses Abeilles de Delphes, Pierre Bou­tang a racon­té com­ment il a réus­si à détour­ner Mau­rice Cla­vel du fas­cisme en le condui­sant à l’idée monar­chique. Des his­to­riens comme Fran­çois Furet, Pierre Chau­nu et Pierre Mil­za ont récu­sé les amal­games à notre sujet, ceux-ci ne pro­cé­dant que d’une inten­tion dif­fa­ma­toire.

De nom­breux maur­ras­siens et roya­listes comme le Colo­nel Rémy, le Géné­ral de Bénou­ville, le Maré­chal Leclerc, Jacques Renou­vin, se sont retrou­vés autour du Géné­ral de Gaulle dans la résis­tance, et ont contri­bué à la libé­ra­tion du ter­ri­toire. Charles Maur­ras consi­dé­rait que l’Allemagne était l’ennemi numé­ro 1 et que la col­la­bo­ra­tion était une tra­hi­son comme le montrent ses pro­pos sur Pierre Laval ou sur la Milice. Sa posi­tion en faveur de Pétain, cou­rante à l’époque, repre­nait l’idée de l’Union sacrée de 1914 et n’impliquait pas d’adhésion sur la poli­tique de col­la­bo­ra­tion de Vichy. Dès sa fon­da­tion, l’Action fran­çaise refu­sa de s’en prendre aux per­sonnes et aux biens : Léon Dau­det fus­ti­gea la « horde bar­bare d’Hitler ». Maur­ras écri­vait en 1939 : « Le racisme est notre plus vieil enne­mi intel­lec­tuel ». Aujourd’hui, l’Action fran­çaise rap­pelle qu’elle condamne fer­me­ment le racisme et l’antisémitisme ain­si que les com­por­te­ments hai­neux de cer­tains mou­ve­ments « anti-racistes ». Jacques Bain­ville, le grand his­to­rien de l’Action fran­çaise enseigne dans sa magis­trale His­toire de France : « Le peuple fran­çais est un com­po­sé. C’est mieux qu’une race. C’est une nation. »

Nous nous bat­tons pour l’idée royale, prin­cipe d’unité à l’origine de l’existence et de la conser­va­tion de notre pays. Il est indigne de nous confondre avec des cou­rants, des posi­tions ou des sen­ti­ments que nous récu­sons, et cela sans même avoir pris le soin de dia­lo­guer aupa­ra­vant avec nous. L’Action fran­çaise, pour laquelle la nation est avant tout une ami­tié, ne se lais­se­ra jamais confondre avec ceux qu’elle a tou­jours com­bat­tus et qui enseignent le racisme, la haine et le men­songe.

Alors que la défiance monte dan­ge­reu­se­ment dans la socié­té, que les condi­tions sociales s’aggravent, que des atten­tats bar­bares viennent de secouer notre pays, les maîtres du sys­tème devraient rapi­de­ment s’interroger sur le manque de déon­to­lo­gie jour­na­lis­tique et ana­ly­ser en pro­fon­deur les rai­sons de la frac­ture de plus en plus béante qui éloigne le pays légal du pays réel.

Fran­çois Bel-Ker, Secré­taire géné­ral de l’Action fran­çaise