L'ACTION FRANÇAISE 2000 FAIT PEAU NEUVE

17 janvier 2011

L'ACTION FRANÇAISE 2000 FAIT PEAU NEUVE : NE MANQUEZ PAS LE PROCHAIN NUMÉRO, DATÉ DU 20 JANVIER 2010. Désireuse de toujours mieux répondre à sa vocation de commenter l'actualité politique, étrangère, économique, sociale et culturelle, L'ACTION FRANÇAISE 2000, connue pour son engagement au service du seul intérêt national, fait peau neuve.

L'ACTION FRANÇAISE 2000 FAIT PEAU NEUVE : NE MANQUEZ PAS LE PROCHAIN NUMÉRO, DATÉ DU 20 JANVIER 2010.

Désireuse de toujours mieux répondre à sa vocation de commenter l'actualité politique, étrangère, économique, sociale et culturelle, L'ACTION FRANÇAISE 2000, connue pour son engagement au service du seul intérêt national, fait peau neuve.

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Fracture sociale et République solidaire

11 juillet 2010

Venant de lancer son parti, Dominique de Villepin va devoir conjurer la double alliance de l'hostilité et de l'indifférence. Sans électeur, sans ami, sans parrain, c'est à une véritable traversée du désert qu'il doit se préparer... Des mots. Encore des mots. Mais surtout du vent, du flan, du bleuf, une arnaque par le langage. Dominique [...]


Venant de lancer son parti, Dominique de Villepin va devoir conjurer la double alliance de l'hostilité et de l'indifférence. Sans électeur, sans ami, sans parrain, c'est à une véritable traversée du désert qu'il doit se préparer...
Des mots. Encore des mots. Mais surtout du vent, du flan, du bleuf, une arnaque par le langage. Dominique de Villepin est coutumier du fait ; souvenez-vous de son invitation à « manger des pommes », de sa dénonciation de la « fracture sociale ». C'était en 1995. Il fut de ceux qui suggérèrent ces slogans à Jacques Chirac. Le voici qui récidive avec "République solidaire" Parti ? Mouvement ? Lancement de campagne présidentielle ? Qui sait ? Qu'y a-t-il de profond, de solide, de sûr chez Villepin, véritable publicité pour le dentifrice ?
Les électeurs sont introuvables
C'est qu'on en a connu, nous, Français, depuis quelques décennies, des candidats du bon sens, des candidats de la rupture, dénonçant les vieilles traditions de papa et les régimes sclérosés. De Lecanuet à Bayrou, combien ne se sont pas présentés comme des hommes neufs, des pucelles effarouchées, de grands bols d'air pur qui allaient secouer la République ? Mais tous, purs produits des systèmes qu'ils dénonçaient, tous ont échoué. Un temps fiction camouflée, ils sont redevenus fiction.
On nous a rejoué le 19 juin 2010 le coup du sublime, de la belle envolée lyrique, de la communion irrationnelle dans « l'amour de la France ». Il fallait au moins cela comme principe de fondation. C'était à la halle Freycinet dans le 13e arrondissement de Paris , où trois mille Français ne demandaient encore qu'à être trompé. Aux cris de « Villepin président », ils ont acclamé leur nouvel espoir et le baptême laïc de son parti, République solidaire.
Tous étaient dans l'illusion collective, dans l'envie de croire au culte qu'on leur présentait. N'ont-ils pas été lassés par le CDS, le PR, l'UDF, le MODEM, le Nouveau Centre, le RPF, les Madelin, les Boutin, petites étoiles éphémères ? À l'image de cet Alain Kerhervé qui n'en finit pas de faire allégeance à des messies successifs. Élu local, adjoint au maire de Quimperlé en Finistère, patriote sincère, n'en doutez pas, il était là le 19 juin pour acclamer sa nouvelle idole, qui est seule capable de redresser la France.
Mais il tenait à peu près le même discours en novembre 2008, dans la petite salle de la Mutualité où, avec plus de confidentialité, Nicolas Dupont-Aignan avait lancé Debout la République. Il y croyait, Kerhervé. Mais Dupont-Aignan l'a déçu et, à présent, il souhaite une fusion de DLR avec la République solidaire. Et si on remonte plus loin, Alain Kerhervé pleurait sans doute de joie en 1993 à Villepinte, lorsque Philippe de Villiers lancait sa campagne électorale... Jamais lassé, ce militant est exemplaire.
République solidaire est donc un parti de plus, à l'heure où l'électeur est introuvable, où l'abstention continue sa longue et sûre progression, à l'heure où les plus tenaces républicains sentent qu'il y a quelque chose de pourri, du moins qui ne tourne pas rond, dans la France de Marianne. Témoin, Jean-luc Apatie sur Canal Plus qui a abandonné l'autre jour quelques secondes la simple analyse politique pour évoquer, tout à la fois dans une colère sèche et un grand désarroi, son indignation devant les cas Boutin, Amara, Estrosi, Woerth, Blanc, Joyandet, sans laisser à la gauche, tout aussi compromise, le soin d'accabler ses soi-disant adversaires. (Lire la suite…)

Pourquoi nous ne sommes pas démocrates

21 juin 2010

En apparence notre position critique à l'égard de la démocratie est un handicap pour la promotion de nos idées. En effet, la démocratie n'est plus seulement un système politique où la souveraineté réside dans le peuple, régime connu depuis l'Antiquité classique et que les plus illustres philosophes - Platon le premier - ont critiqué, allant [...]

En apparence notre position critique à l'égard de la démocratie est un handicap pour la promotion de nos idées. En effet, la démocratie n'est plus seulement un système politique où la souveraineté réside dans le peuple, régime connu depuis l'Antiquité classique et que les plus illustres philosophes - Platon le premier - ont critiqué, allant jusqu'à le définir comme l'antichambre de l'anarchie puis de la dictature. Elle est devenue un mythe, une sorte de religion séculière, synonyme de Bien, de Vérité, de Progrès. Impossible de la remettre en cause et avec elle ses « immortels principes » de liberté et d'égalité, sans être immédiatement discrédité et stigmatisé comme ennemi du peuple.
De nombreux monarchistes, même s'ils sont conscients des tares du système ont donc fait le choix de mettre sous le boisseau la critique contre-révolutionnaire, notamment maurrassienne, de la démocratie pour adopter une position plus conciliante. Ainsi, on peut lire sur le site Internet de nos amis de l'Alliance royale que « démocratie et royauté sont des mots qui s’emboîtent parfaitement bien. » De manière assez similaire, Bertrand Renouvin défendait, dans son livre La République au Roi dormant, l'idée d'un couronnement possible des institutions de la Vème République.

La monarchie démocratique ou le cercle carré

A l'Action française nous continuons à penser qu'une monarchie démocratique est un peu comme un cercle carré ou une « obscure clarté »... au mieux un oxymore à visée rhétorique, au pire une contradiction logique qui finit tôt ou tard par révéler la faiblesse de l'argumentation... Si nous soutenons cette position ce n'est pas par fidélité aveugle à une dogmatique maurrassienne mais d'une part parce qu'elle nous paraît vraie, c'est-à-dire conforme à la nature des choses, et d'autre part, parce que, sur le terrain même de la promotion de nos idées, elle nous semble plus efficace.
Qu'est-ce en effet que la démocratie moderne ? Selon le constitutionnaliste Jean Gicquel (cité sur le site de l'Alliance royale) : « une forme de régime dans laquelle la liberté est considérée comme la valeur initiale et primordiale. Dans cette conception, le gouvernement pour le peuple est entendu au sens de gouvernement pour le libre développement du peuple et pour la liberté de chacun des individus qui le composent. C’est la liberté qui, pense-t-on, permet, par son jeu, à toutes les aspirations de se réaliser, même à l’égalité. C’est elle qui, par suite, doit être au maximum protégée. » (Lire la suite…)