Le safe space ou la fabrique victimaire

Le safe space ou la fabrique victimaire

Le 10 décembre est la date anni­ver­saire de la Décla­ra­tion Uni­ver­selle des Droits de l’Homme, laquelle pro­clame notam­ment l’égalité de tous en digni­té et en droits.

Mais le 10 décembre, c’est aus­si la date choi­sie par le col­lec­tif fémi­niste bruxel­lois Imazi.Reine pour orga­ni­ser une ren­contre vir­tuelle en safe space, plus exac­te­ment « en non-mixi­té sans hommes cis-hété­ro (oui aux mecs queer, oui aux per­sonnes non-binaires) et sans per­sonnes blanches. ». Un libel­lé qui a fait grin­cer des dents et conduit à une refor­mu­la­tion moins excluante, afin de répondre à l’exigence légale de non-dis­cri­mi­na­tion sur base de quelque cri­tère que ce soit.

En juin der­nier, le col­lec­tif Imazi.Reine s’était déjà illus­tré par une action bap­ti­sée « Hija­bis­fight­back », qui visait à pro­tes­ter contre l’arrêt de la Cour consti­tu­tion­nelle belge per­met­tant linter­dic­tion des signes reli­gieux dans l’enseignement supé­rieur. Aujourd’hui au centre d’une nou­velle polé­mique, il main­tient que les espaces non-mixtes sont néces­saires, affir­mant sur son compte Ins­ta­gram que « la non mixi­té est un outil de sur­vie et bien-être dont nous avons besoin. On crée ces espaces par néces­si­té et non par volon­té d’exclusion. »

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