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Mon­sieur le pré­sident Macron, la langue reli­gieuse des immi­grés nord-afri­cains est certes l’arabe, mais leur langue mater­nelle est majo­ri­tai­re­ment le berbère

Dans son entre­tien au média Brut don­né le 5 décembre der­nier, en plus de consi­dé­ra­tions déma­go­giques rele­vant du « café du com­merce », le pré­sident Macron a enfi­lé les truismes, ali­gné les lieux com­muns et pro­cé­dé à des géné­ra­li­sa­tions à la fois abu­sives et erro­nées. Ain­si quand il déclara :

« Quand votre enfant parle arabe, c’est une chance pour la France, ça a quelque chose à appor­ter à notre pays », le pré­sident fran­çais était en réa­li­té sur la même ligne natio­na­liste arabe que Jack Lang, pré­sident de  l’Institut du Monde Arabe pour lequel « la langue arabe est une langue et un tré­sor de France ».

Or, même si l’arabe est la langue reli­gieuse des musul­mans, ce n’est pas elle qui est majo­ri­tai­re­ment par­lée en France par la constel­la­tion de l’immigration magh­ré­bine, mais la langue ber­bère (ama­zi­ghe) sous ses diverses variantes. En fai­sant ce contre-sens géné­ra­li­sa­teur, le pré­sident Macron livre en réa­li­té les jeunes issus de l’immigration aux radi­ca­listes ara­bo-isla­mistes. Donc aux des­cen­dants des conqué­rants arabes qui, au VIIIe siècle, rebap­ti­sèrent Magh­reb (le Cou­chant), la Ber­bè­rie originelle.

Poli­ti­que­ment, la confu­sion est grave car elle prend le contre-pied de la lutte que les auto­ri­tés fran­çaises pré­tendent vou­loir mener contre le « sépa­ra­tisme » islamiste

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