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L’éditorial de Fran­çois Marcilhac

UNE COLÈRE QUI SOURD…

« Une énième attaque sur notre sol, cette fois à la veille de la Tous­saint, dans une église. C’est la France qui est tou­chée. Mes pre­mières pen­sées vont aux vic­times et à leurs familles.

Contre ce qui devient mal­heu­reu­se­ment un évé­ne­ment ordi­naire de la vie quo­ti­dienne, il faut oser réagir avec des mesures fermes. Cela nous amène de nou­veau à nous inter­ro­ger sur l’islamisation de notre nation et à condam­ner ceux qui l’utilisent pour nous faire la guerre, à l’intérieur comme à l’extérieur. »

C’est en ces termes que le comte de Paris a réagi au nou­vel acte de bar­ba­rie, visant expli­ci­te­ment des chré­tiens, qui a endeuillé, de nou­veau, la ville de Nice. Tout y est dit : l’objet de l’attaque : la France et la France catho­lique — comme si, comble du para­doxe, les isla­mistes étaient les der­niers à savoir que le catho­li­cisme et la France sont indé­fec­ti­ble­ment liés —, l’impuissance de l’Etat face à ce qui est deve­nu, mal­heu­reu­se­ment, scan­da­leu­se­ment, un « évé­ne­ment ordi­naire de la vie quo­ti­dienne », l’islamisation d’une socié­té qui n’a à y oppo­ser que l’évanescence, pour ne pas dire, le vide des valeurs répu­bli­caines, la néces­si­té d’une poli­tique de fer­me­té, qui doit pas­ser autant par des mesures inté­rieures qu’extérieures, puisque la guerre est à la fois étran­gère et intestine. 

Étran­gère tout d’a­bord, compte tenu des réac­tions de popu­la­tions aus­si anal­pha­bètes que hai­neuses, encou­ra­gées en sous-main par des Etats isla­miques que la France n’ose pas affron­ter, même diplo­ma­ti­que­ment, ou ne le fait que sous sur­veillance amé­ri­caine et alle­mande, comme la Turquie.

Intes­tine, plus que civile, aus­si, car, pour qu’il y ait guerre « civile », encore faut-il que les bel­li­gé­rants se recon­naissent citoyens d’un même pays — rai­son pour laquelle elle est répu­tée la plus ter­rible des confron­ta­tions. Or tel n’est pas le cas. Nos enne­mis, de l’intérieur et de l’extérieur, sont les mêmes : ils sont étran­gers au plus pro­fond d’eux-mêmes. S’ils jouissent, sans aucune digni­té, des avan­tages sociaux géné­reu­se­ment offerts par une répu­blique aveugle, ils ne se consi­dèrent abso­lu­ment pas rede­vables du pays qui les a nour­ris, leur a don­né la natio­na­li­té avec une faci­li­té qui pro­voque leur mépris, ou les a accueillis sous le pré­texte fal­la­cieux du droit d’asile, igno­mi­nieu­se­ment détour­né — tel est le cas du bar­bare isla­miste de Nice. Du reste, le gou­ver­ne­ment se couche déjà : ain­si, l’heure d’instruction civique consa­crée à la liber­té d’ex­pres­sion qui doit être effec­tuée ce lun­di, à la ren­trée des classes, à la suite de l’assassinat du pro­fes­seur Samuel Paty, pour­ra être repor­tée aux calendes grecques, si les ten­sions sont trop vives ! Bref, les isla­mistes ont, de l’aveu même de l’Etat, gagné dans les quar­tiers qu’ils contrôlent d’une main de fer, avec la bien­veillance des édiles — ou l’islamisme comme mafia. Quant à la minute de silence, toute per­tur­ba­tion devra don­ner lieu à un signa­le­ment. Jean-Michel Blan­quer ira-t-il se faire déca­pi­ter à la place de l’enseignant qui aura eu le cou­rage de faire un tel signa­le­ment ? Encore une fois, les ensei­gnants sont lais­sés seuls : telle est la véri­té d’une répu­blique laïque qui n’a à oppo­ser que sa propre lâche­té et, disons-le tout net, sa propre incon­sis­tance, aux tenants reven­di­ca­tifs d’une répu­blique isla­mique, déjà ins­tau­rée dans de nom­breux ter­ri­toires en France.

Jusqu’à quand ? La colère gronde, en France, sus­ci­tée éga­le­ment par des mesures de recon­fi­ne­ment dont les Fran­çais sentent bien qu’elles per­mettent au Gou­ver­ne­ment d’instrumentaliser la san­té publique pour jugu­ler la colère sociale qui sourd. S’il n’est pas ques­tion de nier la dan­ge­ro­si­té de la pan­dé­mie, on est en droit de se deman­der si elle ne per­met pas au Gou­ver­ne­ment d’imposer ses marques. Demain, de nou­veau, les métros et les super­mar­chés fonc­tion­ne­ront nor­ma­le­ment, mais le petit com­merce et les cultes seront inter­dits. Nulle confu­sion de notre part. Sim­ple­ment, la triste impres­sion que notre gou­ver­ne­ment est au ser­vice de l’Argent, de l’Argent seul….