EDITORIAL de Phi­lippe SCHNEIDER (La Lor­raine Roya­liste)

EDITORIAL de Phi­lippe SCHNEIDER (La Lor­raine Roya­liste)

La répu­blique ? Mau­vais régime…

Dans son édi­to­rial du numé­ro d’Août 2020 de l’excellent men­suel « Monde et Vie », notre ami Eric Let­ty écrit : « Le coro­na­vi­rus menace de nou­veau la France, paraît-il. Réelle ou ima­gi­naire, cette « deuxième vague » est bien pra­tique pour détour­ner l’attention des Fran­çais de ce que com­bine la macro­nie, concer­nant par exemple la cala­mi­teuse loi dite de « bioé­thique » par une subversion du sens de ce mot. »

Par cette loi, non seule­ment y est effa­cé la notion de « Père » dans une famille déna­tu­rée, mais l’enfant devient un pro­duit comme un autre, ce qui est la néga­tion de la nature humaine. Il peut même être tué jusqu’au 9ème mois de gros­sesse en cas de « détresse psy­cho­so­ciale » de la mère. Cette notion n’est même pas défi­nie, ce qui signi­fie que l’avortement, ce qui a tou­jours été et reste un crime, peut être accom­pli jusqu’à la nais­sance. Nous pou­vons nous deman­der pour­quoi pas après la nais­sance si le bébé, deve­nu simple « pro­duit », ne convient pas… comme nous le voyons dans cer­tains pays quand des parents ren­voient un enfant conçu par GPA parce qu’il ne cor­res­pond pas à ce qu’ils vou­laient. D’ailleurs, la GPA est l’étape sui­vante, déjà pré­pa­rée lorsque l’on sait que les enfants nés de GPA à l’étranger reçoivent la natio­na­li­té fran­çaise !

C’est en fait, et il faut le dire et le faire admettre, une dérive tou­jours plus impor­tante depuis la sinistre loi « Gis­card-Chi­rac-Veil » du 17 jan­vier 1975 en pas­sant par la loi « Hol­lande-Tau­bi­ra », entre autres (il y en a plein d’autres !). La famille tra­di­tion­nelle, base de notre socié­té, doit dis­pa­raître, l’homme n’étant qu’un objet inter­chan­geable sans racine au ser­vice de l’économie. C’est la base de la « nou­velle socié­té » que, depuis la révo­lu­tion dite fran­çaise, les maté­ria­listes veulent nous impo­ser. Aujourd’hui, ils sont proches d’arriver à leur but mais il faut le « cacher » en ayant tou­jours à la bouche les mots « droits de l’homme ». Et il faut dire que si cette pan­dé­mie, qui est bien pré­sente mais semble bien exa­gé­rée, est bien utile pour faire pas­ser ces lois scé­lé­rates qui marquent une accé­lé­ra­tion dans le chan­ge­ment de socié­té en cour.

Et puis, cela sera aus­si bien pra­tique pour inter­dire les mani­fes­ta­tions qui ne man­que­ront pas d’être ten­tées car ils sont nom­breux les Fran­çais qui se rendent compte de cette igno­mi­nie et qui veulent lut­ter contre ces lois néga­tion­nistes. Mais atten­tion, de grâce, ne lut­tons plus uni­que­ment contre les der­nières lois, offi­cia­li­sant ain­si « l’effet de cli­quet » mais contre toutes les lois anti familles que le pou­voir répu­bli­cain nous a impo­sées.

Le pou­voir est aux abois. Car non seule­ment il y a ces lois abo­mi­nables, mais il y a aus­si la crise éco­no­mique qui arrive, qui est déjà pré­sente, due en grande par­tie au « confi­ne­ment » qui nous a été impo­sé du fait de l’impréparation sani­taire de la France mais pas seule­ment. Comme nous l’avons déjà signa­lé dans nos colonnes, une crise finan­cière mena­çait. Les cours de la bourse étaient beau­coup trop éle­vés du fait de la spé­cu­la­tion et ne cor­res­pon­daient plus de tout à l’économie réelle. Il y avait une « bulle » comme le disent les éco­no­mistes. La crise sani­taire, c’est bien pra­tique pour le pas­ser sous silence ! Aujourd’hui, les places bour­sières, après une baisse impor­tante, se sta­bi­lisent à un niveau qui me paraît encore trop éle­vé, la spé­cu­la­tion a repris l

Le pou­voir en pro­fite aus­si pour aggra­ver notre dépen­dance : la mise en place d’un grand « emprunt euro­péen » dont le pro­duit sera redis­tri­bué par l’intermédiaire de banques aux divers Etats natio­naux va nous assu­jet­tir encore plus dans le grand ensemble euro­péiste. En effet, ce sont les Etats les plus endet­tés – et le nôtre en fait par­ti – qui auront le plus de mal à rem­bour­ser et donc seront sou­mis aux pays ayant une meilleure situa­tion et en pre­mier l’Allemagne. Nous ne pour­rons plus rien lui refu­ser, ce qui est déjà, recon­nais­sons le, en grande par­tie le cas. Macron cache ceci en par­lant de « vic­toire », ce qui montre qu’il est soit idiot soit déjà sou­mis, comme ses pré­dé­ces­seurs !

Enfin, il ne veut pas que nous nous ren­dions compte que la situa­tion inté­rieure du pays est de plus en plus grave : les vio­lences, les émeutes sont de plus en plus nom­breuses, des zones entières échappent au contrôle de la police.. Cela se voit de plus en plus, le pou­voir et les médias « offi­ciels » n’arrivent plus à le pas­ser sous silence. Il est, hélas, pro­bable qu’un jour pro­chain, il soit néces­saire de déployer ce qui reste de notre armée pour ten­ter de réta­blir un ordre qui res­te­ra instable.

Pour mon­trer qu’il existe encore, il voyage et fait des décla­ra­tions lar­ge­ment dif­fu­sées en poli­tique inter­na­tio­nale. Décla­ra­tions ambigües (Liban, Bié­lo­rus­sie) ou justes (Grèce – Tur­quie) mais décla­ra­tions…. Car, hélas, la France n’a plus les moyens de son action : notre armée est, par la faute des divers gou­ver­ne­ments, insuf­fi­santes pour faire quelques chose de sérieux, nos pos­si­bi­li­tés finan­cières sont très faibles et, ques­tion suprême : l’Union Euro­péenne, donc l’Allemagne, nous lais­se­rait-il agir ?

Notre France est déci­dé­ment mal en point. Le pou­voir répu­bli­cain ne pour­ra rien pour y remé­dier. Il n’y a pas d’espoir à avoir dans les élec­tions de 2022. Même si un « bon » (qui ?) chef de l’Etat était élu, que pour­rait-il faire dans ce sys­tème ? Res­tau­rer le pays dans son indé­pen­dance, lui redon­ner les bases néces­saires à sa renais­sance, donc déjà res­tau­rer la famille, base de la socié­té, ne peut se faire dans ce régime répu­bli­cain. Seul un Roi pour­rait le réa­li­ser.