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Pour évi­ter la retraite à 69 ans pro­mise aux Allemands…

Par Jean-Phi­lippe Chau­vin
Au moment où le gou­ver­ne­ment fran­çais s’apprête à s’engager dans une réforme déli­cate sur l’avenir des retraites et leurs formes, l’Allemagne rouvre ce même dos­sier sous des aus­pices peu enga­geants, comme le signale Le Figa­ro de ce mer­cre­di 23 octobre en ses pages « éco­no­mie », sous le titre « Les Alle­mands devraient tra­vailler jusqu’à 69 ans ». En fait, il s’agit d’une recom­man­da­tion de la Bun­des­bank qui se veut pros­pec­tive, au regard des pers­pec­tives démo­gra­phiques et éco­no­miques : l’Allemagne connaît une démo­gra­phie en berne, avec un taux de fécon­di­té bien infé­rieur à celui de la France, lui-même en déclin depuis quelques années, et pré­voit une élé­va­tion de l’espérance de vie glo­bale, même si l’espérance de vie sans inca­pa­ci­té (en bonne san­té, en somme) est, elle, mal connue ou sous-valo­ri­sée dans les tra­vaux des éco­no­mistes et des ban­quiers. Pour­tant, « les Alle­mands pen­saient le débat clos. La réforme de 2012, qui avait rele­vé par étapes de 65 à 67 ans d’ici à 2031 l’âge du départ légal en retraite après un vif débat, sem­blait une garan­tie suf­fi­sante pour la sta­bi­li­té du sys­tème. » Mais, c’est une vis sans fin, et ce sont tou­jours les mêmes argu­ments qui sont évo­qués par les banques et les éco­no­mistes pour aug­men­ter la pres­sion sur le tra­vail et les tra­vailleurs, qu’ils soient sala­riés ou indé­pen­dants : ain­si, il semble que, désor­mais, le temps de tra­vail payé soit condam­né à s’élever tou­jours, quoiqu’il se passe et quoique l’on fasse.

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