Art & Ciné : Bacu­rau

Art & Ciné : Bacu­rau

Par Guil­hem de Tar­lé

Bacu­rau, un film bré­si­lien (VOSTF) de Kle­ber Men­don­ça Fil­ho et Julia­no Dor­nelles, avec Sil­ve­ro Per­ei­ra (Lun­ga), Bar­ba­ra Colen (Tere­sa), Tho­mas Aqui­no (Pacote), Udo Kier (Michael) et Sônia Bra­ga (Domin­gas).

A quelques semaines de nos Noces d’or mon épouse me sur­prend tou­jours… Elle a aimé comme un wes­tern cette chasse à l’homme dans un coin per­du du Bré­sil.
Bacu­rau, c’est un jeu, à l’i­mage d’un jeu vidéo, au cours duquel les par­ti­ci­pants et les par­ti­ci­pantes, ani­més par des écou­teurs dans les oreilles, doivent tuer la tota­li­té des habi­tants d’un vil­lage… chaque mort donne des points et le gagnant sera celui qui en aura le plus. Un safa­ri… humain… (si l’on peut dire).
Bacu­rau, un long-métrage déjan­té qui se pré­sente comme un film d’an­ti­ci­pa­tion… « Dans un futur proche… dans quelques années »

Déjan­té ou anti­ci­pa­tion ? L’or­ga­ni­sa­tion et la par­ti­ci­pa­tion à de tels jeux de mas­sacre est-elle inima­gi­nable ?

Ima­gi­nait-on, il y a 60 ans, que l’a­vor­te­ment – le droit de tuer un enfant avant sa nais­sance – devien­drait « un droit fon­da­men­tal de la Femme » ?
Ima­gi­nait-on, il y a 20 ans, que l’on ins­ti­tue­rait le « mariage » homo­sexuel ?
Ima­gi­nait-on, il y a dix ans que l’on pré­pa­re­rait une loi auto­ri­sant la Pro­créa­tion « Médi­cale » Assis­tée (l’enfant sans père), rem­bour­sée par la Sécu­ri­té sociale, à une paire de femmes ?
Ne voit-on pas qu’a­près la PMA on aura la GPA (l’enfant sans mère), déjà recon­nue quand elle est faite à l’é­tran­ger ?

Demain, le 6 octobre 2019, je mar­che­rai à Paris contre cette bar­ba­rie « En Marche ».