Le comte de Paris com­mu­nique sur la loi de bioéthique

Le comte de Paris com­mu­nique sur la loi de bioéthique

Par Fré­dé­ric de Natal 

Info de der­nière minute : Les pré­ten­dants au trône de France une nou­velle fois à l’unisson. Après le « mariage pour tous » pour lequel son père s’était expri­mé contre cette réforme du code de la famille, c’est au tour de son suc­ces­seur, le prince Jean d’Orléans, comte de Paris, de mani­fes­ter son désac­cord sur la future loi de bioé­thique dans un com­mu­ni­qué paru dans sur sa page Facebook.

Le des­cen­dant de Louis-Phi­lippe Ier, qui avait été aper­çu au milieu des fran­çais oppo­sés au « mariage pour tous » en mars 2013, s’in­quiète de l’é­vo­lu­tion de cette loi rap­pe­lant que « le sys­tème de san­té doit conti­nuer à ser­vir l’hu­ma­ni­té, et non l’as­ser­vir, à être l’ins­tru­ment d’une vraie jus­tice sociale et non celui de l’as­sou­vis­se­ment de tous nos dési­rs ». Avant d’ap­pe­ler la France « à prendre le vrai recul néces­saire à des déci­sions si déter­mi­nantes pour notre futur commun ».

Paral­lè­le­ment, dans un autre com­mu­ni­qué paru sur les réseaux sociaux, Le mou­ve­ment roya­liste L’Action Fran­çaise (AF) a rap­pe­lé son oppo­si­tion radi­cale à la PMA et inci­té les mani­fes­tants à mon­trer leur force au gou­ver­ne­ment, appe­lant ses adhé­rents et sym­pa­thi­sants à rejoindre la mani­fes­ta­tion orga­ni­sée à Paris aujourd’hui contre le pro­jet de loi bioé­thique. Selon le mou­ve­ment mau­ras­sien, cette loi ne peut que « bana­li­ser le trai­te­ment des embryons comme des pro­duits, jetables ou com­mer­cia­li­sables, figer l’eugénisme bar­bare à l’encontre des enfants atteints de tri­so­mie et pré­tendre ins­tau­rer par amen­de­ment la léga­li­sa­tion de fac­to de la GPA en France », accu­sant « la Répu­blique Fran­çaise d’être à la mer­ci de tous les maux et à l’origine de toutes les démis­sions en tra­vaillant contre l’unité fami­liale, prin­cipe géné­ra­teur de la cohé­sion d’une Nation ».

Le Comi­té direc­teur de la Nou­velle Action roya­liste (NAR), « qui ne sau­rait contes­ter l’Assistance médi­cale à la pro­créa­tion en cas d’infertilité patho­lo­gique », a déjà expri­mé aupa­ra­vant son oppo­si­tion réso­lue à la Pro­créa­tion médi­ca­le­ment assis­tée ‑tant pour les couples homo­sexuels que pour les hété­ro­sexuels – et à la Ges­ta­tion pour autrui. » « La voca­tion des méde­cins est de soi­gner les malades, non de deve­nir des tech­ni­ciens de la repro­duc­tion répon­dant aux envies de clients. Et toute forme de loca­tion de corps, en fonc­tion de la demande sur un mar­ché, est à pros­crire abso­lu­ment » peut-on lire sur le blog de Ber­trand Renou­vin, haute figure du roya­lisme fran­çais (2013). Une décla­ra­tion réité­rée en mars der­nier sur le site offi­ciel du mou­ve­ment royaliste**

Du côté des par­ti­sans la Légi­ti­mi­té qui repré­sentent les droits de Louis-Alphonse de Bour­bon, le duc d’Anjou avait fus­ti­gé dans un dis­cours pro­non­cé au Congrès des Familles (mars)***, cet « homme objet, sou­mis, (deve­nu) esclave d’une glo­ba­li­sa­tion exces­sive » et avait récla­mé que soit recon­nu offi­ciel­le­ment « la famille comme cel­lule de base de la socié­té » afin de la pro­té­ger de toute dérive du genre pou­vant abou­tir à la PMA et la GPA. Dans leur très grande large majo­ri­té, les Légi­ti­mistes rejettent cette réforme.