Affaire Legay : le pro­cu­reur de Nice a dis­cul­pé la police… pour ne pas embar­ras­ser Emma­nuel Macron
Nice Republic prosecutor Jean-Michel Pretre gives a press conference on January 19, 2017 at Nice's courthouse, southeastern France. - Allegations of poor security arrangements when a man deliberately drove a big truck into crowds, killing 86 people, in an attack in the French Riviera resort of Nice last July were dismissed by a public prosecutor today.

Affaire Legay : le pro­cu­reur de Nice a dis­cul­pé la police… pour ne pas embar­ras­ser Emma­nuel Macron

Le pro­cu­reur de la Répu­blique de Nice, Jean-Michel Prêtre, au palais de jus­tice de Nice, le 19 jan­vier 2017. VALERY HACHE / AFP

Il fal­lait évi­ter de mettre le pré­sident de la Répu­blique en dif­fi­cul­té. Voi­là, en sub­stance, et selon les infor­ma­tions du Monde, com­ment le pro­cu­reur de la Répu­blique de Nice, Jean-Michel Prêtre, s’est jus­ti­fié auprès de sa hié­rar­chie d’avoir ini­tia­le­ment dédoua­né les forces de l’ordre, trois jours après les graves bles­sures subies par Gene­viève Legay, 73 ans, lors d’une charge poli­cière pen­dant une mani­fes­ta­tion inter­dite des « gilets jaunes », le 23 mars.

Par­mi les dif­fé­rentes expli­ca­tions don­nées par le magis­trat dans le cadre de son audi­tion deman­dée par le direc­teur des ser­vices judi­ciaires en avril, M. Prêtre a affir­mé qu’il n’avait pas vou­lu mettre le chef de l’Etat dans l’embarras « avec des diver­gences trop impor­tantes » entre les ver­sions. Et ce, de sa propre ini­tia­tive.

Le 25 mars, quelques heures avant la confé­rence de presse du par­quet, Emma­nuel Macron affir­mait déjà que Gene­viève Legay « n’[avait] pas été en contact avec les forces de l’ordre » dans le jour­nal Nice-Matin. Un entre­tien où il sou­hai­tait aus­si « peut-être une forme de sagesse » à la sep­tua­gé­naire, pro­pos qui n’avaient pas man­qué de créer une polé­mique.

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