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Le devoir poli­tique des roya­listes, pour annon­cer la Monarchie…

Cer­tains s’étonnent du ral­lie­ment au macro­nisme d’une grande par­tie de la Droite muni­ci­pale après l’échec des Répu­bli­cains aux der­nières élec­tions euro­péennes. Pour­tant, rien de plus logique à tout cela, les Muni­ci­pales appro­chant et les notables cher­chant à sau­ver leurs sièges et, pour cer­tains, les pré­bendes qui y sont atta­chés. Bien sûr, cela ne donne pas for­cé­ment une bonne image du monde poli­tique mais cela ne chan­ge­ra pas fon­da­men­ta­le­ment les équi­libres idéo­lo­giques, même si le « Par­ti de l’Ordre » prend désor­mais les cou­leurs du par­ti pré­si­den­tiel au détri­ment des Répu­bli­cains deve­nus au fil des décen­nies un simple appa­reil élec­to­ral sans consis­tance doc­tri­nale. Les Répu­bli­cains et le par­ti macro­niste forment désor­mais une sorte de « bloc bour­geois » (au sens idéo­lo­gique et pas seule­ment socio­lo­gique, les bour­geoi­sies n’étant d’ailleurs pas toutes ral­liées au libé­ra­lisme euro­péiste) qui devrait domi­ner le pay­sage poli­tique durant toute la décen­nie à venir, confor­té par l’échec (peut-être pas défi­ni­tif) de la révolte des Gilets jaunes qui n’ont pas su évi­ter cer­tains pièges ten­dus par ce que l’on pour­rait nom­mer le « Sys­tème » et sur lequel il fau­dra reve­nir pour mieux le défi­nir et le com­battre. La révolte des ronds-points aura conso­li­dé le Bloc bour­geois, par cette « réac­tion de la peur » qui est, qu’on le veuille ou non, l’un des élé­ments majeurs de l’histoire des hommes et, au regard de l’histoire de la France, de la Répu­blique (face à la Ven­dée de 1793, aux ouvriers de 1848, à la Com­mune de 1871 ou aux mani­fes­tants du 6 février 1934, entre autres), et qui « légi­time » cette forme de « dic­ta­ture du Pays légal » qui uti­lise tous les moyens légaux et judi­ciaires, mais aus­si média­tiques, pour conte­nir les contes­ta­tions ou les reven­di­ca­tions, qu’elles soient sociales ou poli­tiques : le nombre de mani­fes­ta­tions inter­dites en France cette der­nière année (pour de bonnes ou de mau­vaises rai­sons, la cause n’est pas for­cé­ment enten­due selon les cas) devrait nous aler­ter sur cet état de fait de la dégra­da­tion des liber­tés publiques et, par­fois, d’opinion, tout comme l’emploi d’une force sou­vent déme­su­rée au regard des « risques » repré­sen­tés par des mani­fes­tants qui étaient loin d’être radi­ca­li­sés avant que d’être répri­més, en par­ti­cu­lier lors des pre­mières émo­tions popu­laires de l’automne der­nier… Sans oublier les contra­ven­tions extra­va­gantes mais émi­nem­ment dis­sua­sives à l’égard des per­sonnes par­ti­ci­pant à des occu­pa­tions paci­fiques et plu­tôt fes­tive de ronds-points… Drôle d’ambiance !

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